Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) possèdent une histoire marquée par des moments de gloire mais aussi des épreuves, à l’image de nombreuses autres armées dans le monde. Face aux multiples agressions perpétrées contre le territoire national, notamment par la République du Rwanda, l’armée congolaise a su démontrer sa capacité à protéger l’intégrité nationale et à empêcher les tentatives de balkanisation de la RDC.
Cependant, l’objectif ultime du Commandant suprême des FARDC dépasse cette résistance. Il s’agit d’éradiquer l’insécurité causée par les terroristes du M23, ainsi que par les nombreux groupes armés nationaux et étrangers, dont les djihadistes MTM/ISCAP, responsables de terreur, de déplacements massifs de populations et du pillage des ressources naturelles à l’Est du pays.Pour atteindre cet objectif, l’armée congolaise doit :
1. Réinventer sa guerre médiatique : S’adapter à la rapidité des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), tout en déployant des officiers dynamiques, prêts à prendre des initiatives et à affronter les risques. La communication, avant d’être une science, est un art que les FARDC doivent maîtriser.
2. Adopter des stratégies de guerre psychologique : Le M23 a conquis plusieurs localités stratégiques, notamment Rwindi, Kanyabayonga et Kirumba, grâce à sa maîtrise de la guerre psychologique. Les FARDC doivent également exceller dans ce domaine.
Le discours sur l’infiltration dans l’armée ne devrait plus être une excuse. Les autorités compétentes doivent identifier les traîtres et infiltrés pour les traduire en justice. Dans d’autres armées, les sanctions exemplaires, incluant parfois des exécutions publiques, sont appliquées pour des crimes tels que la haute trahison. Pourquoi pas chez nous, alors que le moratoire sur la peine de mort est levé ?
Les officiers coupables de détournement des rations, des soldes des soldats, ou d’armes et munitions de guerre devraient également être jugés et punis sévèrement. La paix a un coût, et il est impératif de le payer pour permettre à la population congolaise de vivre enfin dans la sérénité.
Il est aussi essentiel d’écouter des voix nouvelles, même celles considérées comme inexpérimentées. Après plus de 30 ans d’insécurité, avec souvent les mêmes figures aux commandes, il est temps de faire place à une génération révolutionnaire qui apportera des solutions différentes.En somme, cessons d’être un obstacle à notre propre progrès.
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