L’OMS face au retrait des États-Unis : entre regrets et mesures d’austérité

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit s’adapter à un nouveau coup dur. Après l’annonce du retrait officiel des États-Unis, son principal donateur, l’agence onusienne pourrait perdre 400 millions de dollars de financement. Une décision que son directeur général, Tedros Ghebreyesus, espère encore voir reconsidérée.

Lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’OMS à Genève, Tedros Ghebreyesus a exprimé ses regrets :

« Nous espérons que les États-Unis reviendront sur leur décision et que nous pourrons préserver nos relations historiques. »

L’administration Trump accuse l’OMS de mauvaise gestion financière et de soumission à la Chine, justifiant ainsi son retrait. En réponse, le patron de l’OMS a défendu l’indépendance de l’organisation :

« Quand un État nous demande quelque chose qui va à l’encontre de notre mission, nous disons non. »

Face à ce manque à gagner, l’OMS serre la ceinture :

✅ Gel des embauches, sauf pour les secteurs critiques

✅ Réduction des frais de déplacement

✅ Renégociation de certains contrats

✅ Moins d’investissements

D’autres décisions pourraient suivre, y compris la non-reconduction de certains postes.

Si l’agence de santé perd environ 18 % de son budget, d’autres institutions de la Genève internationale sont encore plus touchées :

🔹 Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) dépend des États-Unis pour 40 % de son financement

🔹 En moyenne, les organisations internationales basées à Genève reçoivent 26 % de leurs fonds de Washington

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump tente de couper les ponts avec l’OMS. Déjà en 2020, il avait enclenché le retrait, annulé ensuite par Joe Biden. Aujourd’hui, le décret justifiant cette décision met en avant la gestion de la pandémie de Covid-19, le manque de réformes et une trop grande influence politique de certains États membres.

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