Réformes sécuritaires en RDC : le Parlement appelé à sortir de sa passivité

le Parlement congolais est de plus en plus pressé d’assumer pleinement son rôle de contrôle. C’est le message fort lancé par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, à l’ouverture d’un atelier consacré aux commissions Défense et Sécurité, qui se tient du 20 au 22 mai à Kinshasa.

Face à des défis sécuritaires persistants, notamment dans l’Est du pays, le Gouvernement souhaite impliquer davantage les députés et sénateurs dans la mise en œuvre des réformes. « Les élus doivent comprendre les mécanismes de réforme afin de mieux exercer leur mission de contrôle », a insisté Jacquemin Shabani. Cette implication est jugée indispensable pour assurer le suivi effectif des politiques publiques liées à la sécurité.

L’atelier, centré sur la réforme de la Police nationale congolaise (PNC), vise à sensibiliser les parlementaires sur le contenu du projet de loi de programmation 2025–2029. Il s’agit, selon le Vice-Premier ministre, de « garantir un suivi rigoureux des engagements de l’État », en dotant les législateurs des outils nécessaires à un encadrement efficace. « Sans contrôle parlementaire efficace, les ambitions gouvernementales risquent de rester lettre morte », a-t-il prévenu.

Parmi les thématiques abordées figurent la transparence dans la gestion des forces de sécurité, la conformité juridique des réformes, ainsi que le respect des droits humains. Jacquemin Shabani plaide pour « ancrer une culture de gouvernance sécuritaire basée sur la responsabilité », une démarche essentielle selon lui pour bâtir un État de droit crédible.

Cette initiative s’inscrit dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi, qui fait de la stabilité nationale une priorité de son mandat. « Une paix durable et une sécurité partagée sur l’ensemble du territoire national » constituent, selon le Vice-Premier ministre, le socle sur lequel repose l’avenir du pays. Le Parlement est ainsi invité à devenir un véritable acteur de cette dynamique.

En saluant la participation active des élus à cette session de travail, Jacquemin Shabani a conclu en affirmant que leur engagement représente « un signal fort de la volonté du législatif de s’approprier les grands chantiers sécuritaires du pays ». Les résultats attendus de ces échanges pourraient inaugurer une nouvelle ère de gouvernance sécuritaire en RDC, plus transparente, plus responsable, et surtout plus efficace.

CK

par Van Van

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