GENOCOST : le FONAREV mobilise le corps diplomatique à Kinshasa pour la reconnaissance internationale des crimes commis en RDC

Un important dialogue de haut niveau consacré au GENOCOST et à la reconnaissance internationale des crimes commis en République démocratique du Congo s’est tenu ce mardi matin à Kinshasa, réunissant des membres du corps diplomatique, des experts ainsi que plusieurs acteurs de l’écosystème international.

Organisée par le FONAREV en collaboration avec la CIA-VAR, cette rencontre s’est articulée autour du thème :
« GENOCOST et génocides commis en République démocratique du Congo : fondements et perspectives d’une reconnaissance internationale ».

À travers cette initiative, les organisateurs entendent renforcer le plaidoyer en faveur de la reconnaissance internationale des atrocités perpétrées en RDC depuis plusieurs décennies, particulièrement dans les régions touchées par les conflits armés.

Un cadre de mémoire, de vérité et de justice
Ce dialogue a servi de plateforme d’échanges entre diplomates, universitaires, chercheurs et représentants institutionnels autour des questions liées à la mémoire collective, à la justice transitionnelle ainsi qu’à la réparation des victimes des violences de masse.

Dans leurs interventions, plusieurs participants ont insisté sur la nécessité de documenter les crimes commis en RDC et de maintenir la question congolaise au cœur des débats internationaux relatifs aux droits humains et aux crimes contre l’humanité.

Les organisateurs ont rappelé que la démarche autour du concept de « GENOCOST » vise notamment à mettre en lumière les conséquences humaines, sociales et économiques des conflits ayant causé des millions de morts en RDC au cours des dernières décennies.

Trois panels pour approfondir les enjeux
Les travaux se sont déroulés autour de trois grands panels animés par des universitaires et spécialistes des questions de conflits et de génocides.

Le premier panel, consacré à la mise en contexte du thème « GENOCOST et génocides commis en RDC », a été animé par Serge Makaya. Son intervention a permis de revenir sur les origines historiques et politiques des violences ayant marqué plusieurs régions du pays.

Le deuxième panel, axé sur les éléments factuels, a été présenté par Junior Mumbala Abelungu, qui a exposé plusieurs données et éléments documentaires liés aux crimes perpétrés sur le territoire congolais.

Enfin, le troisième panel a porté sur les intentions génocidaires et a été développé par Bienvenue Wane Bameme. Les échanges ont notamment abordé les mécanismes de violence, les responsabilités ainsi que les enjeux liés à la qualification juridique des crimes.

À travers cette rencontre diplomatique et scientifique, le FONAREV a réaffirmé sa volonté de poursuivre le combat pour la reconnaissance des victimes et pour l’établissement de la vérité sur les violences ayant endeuillé la RDC.

L’institution a également insisté sur l’importance d’un accompagnement international dans le processus de mémoire, de justice et de réparation, estimant que la reconnaissance des crimes constitue une étape essentielle vers la guérison collective et la réconciliation durable.

Dans un message chargé d’émotion, les organisateurs ont conclu leur plaidoyer par ces mots :

« Ne pas oublier. Ne jamais répéter. Commencer à guérir. »

Un appel fort qui traduit la volonté des acteurs engagés dans cette initiative de faire de la mémoire des victimes un levier de justice et de paix pour les générations futures en République démocratique du Congo.

MARLAINE KANKU

par Van Van

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