La RDC réaffirme son engagement pour une relance du diamant naturel dans une perspective éthique et durable à Luanda

La République démocratique démocratique du Congo (RDC) s’est illustrée par un engagement fort en faveur d’une gouvernance renouvelée du diamant naturel lors de la Table ronde ministérielle internationale tenue du 17 au 19 juin à Luanda, en Angola. L’événement a réuni les pays africains producteurs de diamants, des institutions internationales et les acteurs majeurs de l’industrie diamantaire mondiale.

Représentée par le ministre des Mines, Kizito Pakabomba Kapinga Mulume, la RDC a marqué cette rencontre par un plaidoyer vigoureux en faveur d’un repositionnement stratégique du diamant naturel africain sur le marché mondial. Dans son discours d’ouverture, le ministre congolais a appelé à une « renaissance du diamant naturel » comme moteur de paix, de développement et de transformation sociale dans les pays producteurs.

Sous le thème de la valorisation durable du diamant naturel, les débats ont mis en lumière les défis communs auxquels fait face l’industrie : traçabilité, transparence, retombées locales, image éthique. Le ministre congolais, en phase avec ses homologues de l’Angola, du Botswana, de la Namibie et de la Sierra Leone, a proposé une nouvelle lecture des standards du secteur en revisitant les traditionnels “4C” (carat, cut, color, clarity) au profit de nouveaux principes : Confiance, Coopération, Crédibilité et Créativité.

Cette initiative a trouvé un écho favorable parmi les participants, qui ont salué la proposition congolaise comme une voie novatrice vers une industrie plus responsable. Elle s’inscrit dans une dynamique continentale de réappropriation des ressources naturelles pour en faire un levier de transformation locale et d’affirmation stratégique à l’échelle mondiale.

Les travaux de cette table ronde ont débouché sur la signature de l’« Accord de Luanda », un protocole inédit par lequel les États signataires s’engagent à allouer 1 % de leurs revenus issus des ventes de diamants bruts à un fonds international. Ce fonds, géré par le Natural Diamond Council, soutiendra une campagne mondiale de communication en faveur des diamants naturels africains.

En adhérant à cet accord, la RDC confirme son ambition de jouer un rôle moteur dans la relance éthique de cette filière stratégique. Le pays entend faire du diamant non seulement un produit d’exportation, mais aussi un vecteur de développement local, d’image positive et de souveraineté économique.

CK

par Van Van

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