Sankuru : alerte sanitaire face à la recrudescence du Mpox et du choléra

La province du Sankuru est frappée de plein fouet par une crise sanitaire majeure. Plus de 4.000 cas de Mpox, anciennement appelée variole du singe, ont été enregistrés, selon le ministre provincial de la Santé, Tony Elonge. « La province du Sankuru affronte une résurgence alarmante de l’épidémie de Monkepox, jusqu’à présent 4.321 cas avec plusieurs décès. Cinq (5) zones de santé sont considérées prioritaires, il y a Divulguer, Lomela, Kole, Wembo Nyama et Ototo », a-t-il alerté lors d’un entretien accordé à 7SUR7.CD.

Face à cette flambée épidémique, les capacités de riposte apparaissent largement dépassées. Le ministre pointe du doigt l’insuffisance des moyens déployés sur le terrain : « La réponse actuelle est partielle, simplement, 8 zones de santé sur 16 sont appuyées, uniquement dans trois piliers, ce qui limite considérablement l’efficacité des interventions. Ce sous-investissement favorise la propagation silencieuse de la maladie dans les zones non couvertes ».

Outre le Mpox, une autre urgence se profile avec le retour du choléra dans plusieurs localités. Cette double menace sanitaire vient exacerber la vulnérabilité des populations dans un contexte déjà marqué par la faiblesse du système de santé local. Les autorités provinciales redoutent une catastrophe humanitaire si rien n’est fait.

L’appel est désormais lancé aux partenaires extérieurs et au gouvernement central pour un appui immédiat et accru. Entre l’urgence d’un appui logistique, des équipements médicaux et une couverture intégrale des zones touchées, les enjeux sont considérables pour endiguer ces épidémies et sauver des vies.

CK

par Van Van

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