RDC : vers une gestion numérique et transparente des droits de trafic maritime

Le gouvernement congolais entend franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son secteur maritime. Sous la coordination du vice-premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, et de la ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, deux séances de travail se sont tenues à Kinshasa les 3 et 4 novembre, réunissant les responsables des Lignes Maritimes Congolaises (LMC) et la société PADS Corporation. Objectif : passer en revue le contrat portant sur la digitalisation et la collecte des droits de trafic maritime, pierre angulaire d’une réforme visant une meilleure traçabilité financière.

Les échanges ont permis d’aborder les inquiétudes soulevées par le Conseil d’administration des LMC et le personnel syndical quant à la mise en œuvre du projet. Lambert Mende Omalanga, président du Conseil d’administration, s’est dit rassuré après les éclaircissements apportés : « Nous avons revisité l’ensemble du processus… nous avons reçu des engagements de la part du banc gouvernemental, qui n’a pas hésité à corriger certaines choses qui méritaient d’être corrigées ». Il a également rappelé que le contrat avait été lancé par le précédent titulaire du ministère sans consultation des organes statutaires, tout en soulignant que « les droits de trafic maritime sont la propriété du gouvernement qui les a concédés à son armement d’État, qui est les Lignes Maritimes Congolaises ».

Pour Jean-Pierre Bemba, la numérisation de la gestion maritime s’inscrit dans la volonté du gouvernement de relancer la flotte nationale et d’assurer une meilleure gouvernance économique. Grâce à la collaboration avec PADS Corporation, le projet vise à renforcer la sécurité, la transparence et la traçabilité dans la gestion des recettes issues du trafic maritime, tout en ouvrant la voie à la dématérialisation des procédures essentielles dans ce secteur stratégique pour l’économie congolaise.

CKK

par Van Van

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