Félix Tshisekedi dévoile sa stratégie en quatre axes pour sortir l’Est de la RDC de la crise

Face aux députés et sénateurs réunis en congrès ce lundi 8 décembre 2025, le président Félix Tshisekedi a détaillé une feuille de route en quatre points censée remettre l’Est du pays sur la voie de la stabilité. Le chef de l’État a ouvertement placé au cœur de sa stratégie l’exigence d’un retrait complet et vérifiable de toutes les forces étrangères présentes sur le territoire congolais. Selon lui, aucune paix durable n’est envisageable tant que des armées extérieures continuent d’alimenter la violence sous des formes visibles ou occultes.

Le président a également pointé du doigt les réseaux économiques qui nourrissent les groupes armés. Il a insisté sur la nécessité de neutraliser les circuits illicites liés à l’exploitation de l’or, du coltan, du cobalt et d’autres minerais stratégiques. Pour Tshisekedi, briser ces filières revient à couper l’oxygène financier des organisations rebelles, un préalable indispensable pour tarir les sources de la guerre et mettre un terme à des décennies d’instabilité.

La protection des civils et l’accès sécurisé de l’aide humanitaire constituent les deux autres piliers de cette stratégie. Le chef de l’État a rappelé que des milliers de personnes vivent encore sous la menace directe des armes et que les organisations humanitaires rencontrent d’innombrables obstacles pour atteindre les zones les plus vulnérables. Il a présenté ces deux axes comme des “impératifs absolus” pour alléger les souffrances des populations et rétablir un minimum de dignité humaine dans les régions troublées.

Mais la déclaration la plus commentée reste celle où Tshisekedi affirme que sa mission ne sera accomplie que lorsque “le dernier village ne vivra plus sous la menace des armes illégales”. Une phrase interprétée par certains observateurs comme un signe d’ambition politique au-delà de son deuxième mandat, qui doit s’achever en 2028. Si le président se défend de toute intention de prolongation, son engagement à pacifier l’Est jusqu’au bout nourrit le débat sur les moyens, les délais et la faisabilité d’un tel objectif.

Marlaine Kanku

par Van Van

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