La guerre contre le paludisme est officiellement déclarée au Kasaï Central. Ce lundi, le Gouverneur Joseph-Moïse KAMBULU a accueilli un plaidoyer national en faveur de la prochaine campagne de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide.
Lors d’une rencontre tenue dans la salle des réunions du bâtiment administratif de Kananga, une délégation nationale du ministère de la Santé publique, conduite par le Dr Romain Muboyayi, directeur de cabinet du ministre, a plaidé pour une mobilisation commune contre la malaria, fléau majeur dans la province.
Un plaidoyer pour la vieL’objectif est clair : permettre l’appropriation provinciale de cette campagne vitale. L’activité a rassemblé des représentants des couches sociales et permis à chaque partie prenante de cerner son rôle dans cette bataille sanitaire.
Selon le Dr Berry Beya, coordonnateur provincial du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le ministère de la Santé attend un engagement fort du gouvernorat :
« La mobilisation de la population est cruciale, notamment par des allocutions médiatisées. Nous attendons également la présence de l’autorité provinciale lors du lancement, symbole d’un engagement personnel. »
Un engagement ferme du GouverneurFace à des statistiques alarmantes sur l’incidence du paludisme, le Gouverneur KAMBULU n’a pas mâché ses mots :
« Nous soutiendrons toutes les étapes, de l’organisation à la réussite totale de cette campagne. Nous accompagnerons les autorités sanitaires et les partenaires au développement pour réduire significativement l’impact du paludisme dans notre province. »
Un serment fort qui reflète la volonté de faire reculer cette maladie qui affecte quotidiennement les ménages du Kasaï Central.
Une campagne qui cible les zones vulnérablesAttendue pour la fin avril, la campagne de distribution des moustiquaires concernera prioritairement 24 zones de santé identifiées comme les plus touchées. Le processus se fera par ménage, après une phase de dénombrement.
Avec cet engagement du Gouvernorat et le soutien des partenaires, les autorités espèrent une participation massive des populations pour neutraliser le paludisme, principale cause de mortalité infantile dans la région.
VAN MUTUNGILA

