
KINSHASA – Ce samedi 28 février 2026, le terrain Bouddha de la commune de N’djili a vibré au rythme du méga-meeting de la Ligue des jeunes du Front Indépendant pour la Démocratie Chrétienne (FIDEC).
Devant une marée humaine, Mardoché Nsele, figure de proue de la jeunesse du parti de Fifi Masuka Saini, a porté un plaidoyer vibrant pour la sécurité à l’Est, plaçant l’action du Chef de l’État au-dessus des contingences politiques classiques.
Un cri du cœur pour l’Est du pays

L’ambiance était électrique, mais le ton, lui, se voulait grave. Dès l’entame de son allocution, Mardoché Nsele a tourné les regards vers le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, provinces meurtries par des décennies de conflits. Refusant de se cantonner à un discours de pure forme, il a interpellé l’assistance sur le prix de la dignité nationale.
« La paix est difficile, mais elle est possible. Pendant que certains parlent, nos frères et sœurs meurent à l’Est. Qui va défendre la dignité du peuple congolais si ce n’est nous-mêmes ? », a-t-il martelé sous les acclamations.
Le « mandat de la restauration »
Pour le leader de la jeunesse du FIDEC, l’enjeu actuel dépasse le cadre d’un simple exercice de pouvoir. Selon lui, Félix Tshisekedi est investi d’une responsabilité qui engage l’histoire de la République démocratique du Congo.

« La mission de Félix Tshisekedi est plus grande que son mandat », a affirmé Mardoché Nsele, érigeant la restauration de l’autorité de l’État en priorité absolue. Il a notamment insisté sur la légitimité populaire comme socle de cette ambition, rappelant que seul le peuple demeure souverain face aux défis de la nation.
Hommage aux FARDC et scepticisme face au dialogue
Le rassemblement a également été marqué par un moment de recueillement solennel. Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de la guerre, suivie d’un hommage appuyé aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Saluant le « sacrifice » des soldats au front, l’orateur a affiché une position tranchée sur la diplomatie de crise.
Pour Mardoché Nsele, le dialogue ne saurait être une fin en soi : « La priorité aujourd’hui, c’est la paix par la sécurité. Un dialogue qui ne garantit pas la protection des populations n’est pas une solution durable. »
Cap vers le développement
En clôturant ce meeting de grande envergure, le président de la Ligue des jeunes a lié indéfectiblement stabilité et prospérité.Son message final a résonné comme un appel à l’unité nationale : sans sécurité, le potentiel immense de la RDC restera lettre morte.
Ce rassemblement du FIDEC confirme la stratégie de mobilisation du parti, qui entend faire de la question sécuritaire le pivot de son engagement aux côtés du Chef de l’État pour les mois à venir.
Par la Rédaction
