
Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a pris position, vendredi à Kinshasa, sur deux sujets majeurs qui animent actuellement le débat politique en République démocratique du Congo : la ratification des Accords de Washington et la question sensible de la révision de la Constitution.
Au cours d’un point de presse, Jean‑Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur du RCET-CPS, a salué la décision du gouvernement de soumettre au Parlement les accords signés entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis. Il a qualifié cette démarche de « geste démocratique », estimant qu’elle respecte les principes de transparence et de légalité institutionnelle.

Selon lui, ces accords constituent une étape importante pour renforcer la paix, soutenir le développement et préserver l’intégrité territoriale du pays. Le RCET-CPS appelle ainsi les parlementaires à procéder à leur ratification.
« Ceux qui dénonçaient hier la signature sans quitus parlementaire crient aujourd’hui au scandale alors que la voie parlementaire a été engagée », a déclaré Lisanga Bonganga.
Mais c’est surtout la question constitutionnelle qui a retenu l’attention lors de cette sortie médiatique.
Le mouvement des compagnons de Étienne Tshisekedi déplore la « cacophonie » observée au sein de la classe politique autour de ce débat et affiche clairement son soutien à un changement de la Loi fondamentale.

Pour le RCET-CPS, cette réforme s’inscrit dans l’héritage politique du leader historique de l’opposition congolaise. Le mouvement considère ainsi la révision constitutionnelle comme un véritable « testament politique » laissé par le Sphinx de Limete.
Dans cette perspective, le RCET-CPS propose de remplacer la Constitution actuelle par celle adoptée lors de la Conférence nationale souveraine de 1992, tout en procédant à une contextualisation afin de l’adapter aux réalités politiques, sociales et institutionnelles actuelles du pays. Selon le mouvement, ce retour aux fondements de la CNS permettrait de réaffirmer la primauté du peuple dans la gouvernance de la République.
Face aux tensions que suscite ce débat, Lisanga Bonganga appelle les acteurs politiques à dépasser les « querelles de clocher » et à privilégier un échange serein, inclusif et orienté vers la consolidation de la paix, la justice sociale et le progrès national.
Le RCET-CPS met également en garde contre toute posture politicienne susceptible d’affaiblir la cohésion nationale ou d’alimenter des discours de balkanisation du pays.
Enfin, s’exprimant sur la question d’un dialogue national inclusif, Lisanga Bonganga se montre catégorique :
« Dialogue, oui, mais pas avec ceux qui ont tué nos sœurs et nos frères à l’Est de la RDC », a-t-il affirmé, en référence aux rebelles de Alliance Fleuve Congo et du M23.
Marlaine KANKU
