
La solidarité vient une fois de plus combler le silence des institutions. À Kinshasa, la Fondation Paulin Kanku a posé un acte fort en prenant en charge à hauteur de 50 % les frais médicaux de la journaliste Christine Misenga, actuellement dans un état de santé préoccupant.
Journaliste engagée et membre de la cellule de communication du gouverneur Kambulu, Christine Misenga traverse une épreuve difficile.
Gravement malade, elle souffre d’une blessure nécessitant une prise en charge médicale urgente. Pourtant, celle qui a servi l’administration provinciale se retrouve aujourd’hui livrée à elle-même, sans assistance des autorités compétentes.

Selon plusieurs sources, la consœur accuse déjà 14 mois d’arriérés de salaire, une situation qui a considérablement aggravé ses conditions de vie et limité son accès aux soins appropriés. Face à cette détresse, l’intervention de la Fondation Paulin Kanku apparaît comme un véritable soulagement, bien que partiel.
Les Journalistes du Kasaï central ne cessent à leur tour de se mobiliser pour sauver la vie de leur collaborateur.
Ces derniers se sont organisés pour venir en aide à leur consœur, démontrant ainsi que la solidarité professionnelle reste une valeur vivante et essentielle dans le métier.
Cependant, au-delà de cet élan de générosité, l’indignation grandit. Beaucoup dénoncent l’inaction du gouvernement provincial face à la souffrance d’un de ses propres agents. Abandonner une employée dans une situation aussi critique soulève de sérieuses questions sur la responsabilité sociale et humaine des autorités.
Aujourd’hui, le cas de Christine Misenga dépasse le cadre individuel. Il interpelle sur la nécessité de protéger les professionnels des médias et d’assurer des conditions de travail dignes, incluant l’accès aux soins en cas de maladie.
L’appel est désormais lancé : il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités pour éviter que de telles situations ne se répètent.
Van MUTUNGILA
