
Le climat politique s’alourdit au Palais du Peuple avec le déclenchement d’une procédure de contrôle parlementaire visant directement le sommet de la sécurité territoriale. Une motion de défiance a été officiellement déposée contre le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani. Cette initiative survient dans un contexte national marqué par une dégradation préoccupante de la situation sécuritaire, plaçant le patron de la territoriale sous une pression institutionnelle accrue.
À la manœuvre de cette offensive parlementaire, le député Laddy Yangotikala a annoncé avoir mobilisé une cinquantaine de ses collègues pour porter ce texte. Avec 56 signatures déjà enregistrées, la démarche dépasse le stade de la simple contestation isolée pour devenir une menace sérieuse pour le maintien du VPM à son poste. Ce seuil de signatures franchi devrait logiquement conduire le bureau de la chambre basse à inscrire l’examen de cette motion à l’ordre du jour des prochaines séances plénières.
Les griefs articulés par les signataires pointent principalement une « insuffisance de résultats » dans la gestion de la sécurité intérieure. Les élus dénoncent une recrudescence inquiétante de la criminalité urbaine, particulièrement dans la capitale Kinshasa et dans plusieurs grands centres urbains du pays, où le sentiment d’insécurité grandit. Ce bras de fer entre le législatif et l’exécutif promet de relancer un débat houleux sur l’efficacité des réformes sécuritaires et la capacité du gouvernement à protéger les citoyens et leurs biens.
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