
Dans une intervention médiatique particulièrement virulente, Me John Kankonde, avocat et acteur politique, a dressé un réquisitoire sévère contre la gestion du gouverneur du Kasaï-Central, Moïse Kambulu wa Nkumba. Qualifiant la situation d’« hécatombe gestionnelle », le juriste exhorte les autorités compétentes à prononcer la destitution immédiate du chef de l’exécutif provincial. Pour lui, l’inertie du gouverneur constitue un frein majeur au développement de la province et une menace pour l’équilibre administratif de la région.
Le principal reproche formulé par Me Kankonde réside dans l’incapacité du gouverneur à s’arrimer à la dynamique nationale insufflée par le président Félix Antoine Tshisekedi. Alors que le chef de l’État a initié une « thérapie de choc » pour moderniser les infrastructures et désenclaver la province, l’administration Kambulu brillerait par son absence de vision complémentaire. L’avocat craint que ce manque de relais local ne finisse par saboter les efforts de modernisation et les espoirs de changement portés par le sommet de l’État.
Pour étayer ses critiques, Me Kankonde établit un parallèle humiliant entre les maigres résultats de la province et les succès du Service National dirigés par le général Kabongo Kabwik. Il s’étonne que, malgré des recettes fiscales locales importantes, le gouverneur ne parvienne pas à assurer la sécurité alimentaire d’un seul quartier, là où le Service National ravitaille six provinces en denrées de base. Ce contraste met en lumière, selon lui, une gestion défaillante des ressources publiques face à des besoins sociaux de plus en plus criants.
Enfin, l’indignation de l’avocat atteint son comble lorsqu’il compare les infrastructures réalisées : tandis que le Service National multiplie les écoles, hôpitaux et bâtiments administratifs, le bilan de Moïse Kambulu se limiterait à la construction de cinq latrines publiques. Jugeant ce résultat dérisoire et insultant pour la dignité de ses concitoyens, Me John Kankonde estime que le fossé est désormais irrémédiable. Il conclut que seul le départ du gouverneur permettra de restaurer une gouvernance à la hauteur des ambitions du Kasaï-Central.
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