
Alors que le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, fait face à une motion de défiance, une partie de l’opinion dénonce une manœuvre politique. Pour le journaliste Francis Otshudi, cet argument ne tient pas : le VPM doit répondre de son bilan sécuritaire devant la représentation nationale, loin de toute victimisation.
Le débat politique s’enflamme en République Démocratique du Congo autour du sort de Jacquemin Shabani. Pour certains soutiens du VPM, la motion de défiance qui le vise serait le fruit d’une « cabale politique » orchestrée dans l’ombre. Une lecture que ne partage pas le journaliste Francis Otshudi. Selon lui, il s’agit d’un exercice démocratique standard : le contrôle parlementaire. Plutôt que de crier au complot, il convient de voir dans cette démarche la vitalité de nos institutions où chaque membre du gouvernement doit rester comptable de ses actes.
L’argument de la persécution politique semble d’autant plus fragile que la réalité du terrain est alarmante. À Kinshasa, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée, transformant la capitale en un théâtre d’opérations criminelles quotidiennes. Braquages à main armée, enlèvements et abus en tout genre rythment désormais la vie des Kinois. « Peut-on sérieusement affirmer que cette situation dramatique relève d’une cabale politique juste pour viser le VPM ? », s’interroge Francis Otshudi, rappelant que la détresse des citoyens est bien réelle et non factice.
Face à cette insécurité grandissante, la rhétorique du détournement d’attention ne suffit plus. Les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté imposent des réponses concrètes et une responsabilité politique claire. La motion déposée au Parlement n’est donc pas une attaque personnelle, mais une sommation à s’expliquer sur l’efficacité des stratégies mises en œuvre pour protéger les Congolais.
En conclusion, l’heure n’est plus à la diversion médiatique. Pour Francis Otshudi, Jacquemin Shabani doit se présenter devant les élus du peuple pour justifier son action. Dans une démocratie majeure, la sécurité des biens et des personnes ne peut être sacrifiée sur l’autel de la communication politique. Le passage devant le Parlement reste l’unique voie pour établir si, oui ou non, les mesures prises par le ministère de l’Intérieur sont à la hauteur de l’urgence nationale.
Rédaction
