
La capitale tunisienne a vibré, les 28 et 29 avril derniers, au rythme de la 9e édition de la Conférence Internationale « Financing Investment and Trade in Africa » (FITA 2026). Ce rendez-vous majeur, centré sur la structuration de chaînes de valeur africaines souveraines et durables, a rassemblé plus de 3 000 acteurs clés — décideurs politiques, investisseurs et chefs d’entreprises — venus de 65 pays. Dans ce carrefour de l’économie continentale, la République Démocratique du Congo a marqué sa présence, affirmant sa détermination à devenir un hub industriel compétitif et un moteur de l’intégration régionale en Afrique.
Sous l’impulsion du Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, la délégation congolaise a mené une offensive diplomatique et économique de premier plan. Eugène Manga Manga, Secrétaire Général au Commerce Extérieur, a exposé avec brio les multiples opportunités d’affaires qu’offre la RDC. De l’agriculture aux infrastructures, en passant par l’énergie et le tourisme, le pays s’est présenté comme une terre fertile pour les capitaux étrangers, mettant en avant une volonté ferme d’harmoniser ses cadres réglementaires pour faciliter les échanges intra-africains.

Le point d’orgue de l’intervention congolaise a été l’appel vibrant lancé aux investisseurs et banquiers pour rejoindre le mégaprojet de l’industrie des batteries et véhicules électriques. En mettant en lumière la Zone Économique Spéciale (ZES) de Musompo, située dans le Lualaba, Eugène Manga Manga a martelé que cette initiative ne transformera pas seulement l’économie congolaise, mais servira de levier de croissance pour l’ensemble du continent. Ce projet ambitieux positionne la RDC comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale et de l’industrialisation africaine.
Pour dissiper les appréhensions et encourager les flux financiers, Rachel Pungu Luamba, Directrice Générale de l’ANAPI, a pris la parole pour rassurer l’auditoire sur la consolidation du climat des affaires. Elle a souligné les réformes en cours visant à sécuriser les investissements et à simplifier l’installation des entreprises en RDC. Organisée par le Tunisia-Africa Business Council, cette édition du FITA s’est conclue par la signature de nombreux accords économiques, renforçant ainsi les ponts entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, avec une RDC plus décidée que jamais à jouer les premiers rôles.
Rédaction
