
Dans une offensive juridique et politique de grande envergure, Me Mardochée Nsele Minga, Coordonnateur National de la Nouvelle Génération pour le changement et initiateur de la pétition pour la révision constitutionnelle, a officiellement sollicité l’activation des mécanismes de coopération judiciaire internationale contre l’ancien président Joseph Kabila. L’homme derrière le slogan « Félix pour une mission, non pour un mandat » demande au Ministre d’État de mobiliser l’entraide pénale et les canaux d’INTERPOL. L’objectif est clair : permettre l’exécution des décisions rendues par la justice congolaise à l’encontre de l’ancien Chef de l’État, afin que son éloignement géographique ne constitue plus un frein à l’action judiciaire.
S’appuyant sur les articles 69, 149 et 150 de la Constitution, Me Nsele Minga martèle que cette démarche s’inscrit strictement dans le cadre légal et le respect de la souveraineté nationale. Pour le juriste, l’État a le devoir impérieux de garantir l’autorité de la justice et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il précise que sa requête ne vise aucune action irrégulière, mais constitue une procédure normale visant à faire respecter une décision rendue « au nom du peuple congolais », tout en assurant que les garanties procédurales reconnues à toute personne condamnée seront scrupuleusement respectées.
L’argumentaire de Me Mardochée Nsele Minga repose sur la gravité exceptionnelle des faits reprochés, notamment ceux touchant à la sûreté de l’État et aux violences armées qui endeuillent l’Est de la République démocratique du Congo. Selon lui, la mobilité internationale de Joseph Kabila ne doit pas servir de bouclier contre la rigueur de la loi. Il appelle donc à une coopération technique et légale renforcée avec les États partenaires, citant nommément les États-Unis d’Amérique, pour obtenir l’assistance nécessaire à la localisation et à l’interpellation du concerné.
En conclusion de son plaidoyer, le leader de la Nouvelle Génération pour le changement exhorte le Ministère de la Justice à instruire les services compétents, notamment le Procureur général près la Cour de cassation et l’Auditeur général près la Haute Cour militaire. L’objectif final est la remise effective de Monsieur Joseph Kabila Kabange aux autorités congolaises. Pour Me Nsele Minga, il s’agit d’un test majeur pour l’État de droit en RDC, affirmant que nul ne devrait être au-dessus des lois de la République, peu importe son rang ou son influence passée.
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