
Le député provincial Benjamin Bambi Tshitamunyi monte au créneau contre la multiplication des barrières illégales dans le territoire de Dimbelenge. Dans une correspondance adressée au ministre provincial de l’Intérieur et déposée le 20 mai 2026, l’élu provincial dénonce des pratiques qu’il qualifie de « tracasseries routières » imposées aux usagers sur plusieurs axes routiers de cette entité du Kasaï Central.
Selon le député, ces barrières servent de points d’extorsion où les agents commis au contrôle imposeraient des paiements illégaux aux voyageurs et transporteurs. Il affirme que chaque transporteur à vélo, communément appelé “muyanda”, est contraint de verser 2 000 francs congolais, tandis que les conducteurs de motos doivent payer jusqu’à 5 000 FC. Même les piétons ne seraient pas épargnés, avec une perception de 1 000 FC exigée à chaque passage.
Face à cette situation, Benjamin Bambi Tshitamunyi exprime son indignation et estime que ces pratiques pénalisent gravement les populations rurales. Il souligne notamment que plusieurs agriculteurs préfèrent désormais conserver leurs produits à domicile plutôt que de les acheminer vers les marchés, de peur de subir des paiements répétés le long des routes. Une réalité qui, selon lui, affecte directement l’économie locale et les activités commerciales dans le territoire de Dimbelenge.
L’élu provincial considère également que ces barrières illégales constituent une menace pour l’ordre public et un frein à la libre circulation des personnes et des biens. Dans sa lettre, il rappelle que cette situation va à l’encontre de la vision prônée par le président de la République, Félix Tshisekedi, en matière de gouvernance et d’amélioration des conditions de vie des populations.
À travers cette démarche, le député provincial appelle les autorités compétentes à agir rapidement pour démanteler toutes les barrières illégales érigées dans le territoire de Dimbelenge. Il plaide pour des mesures fermes afin de mettre fin aux abus dénoncés et restaurer la confiance des usagers, tout en favorisant la relance des échanges commerciaux dans cette partie du Kasaï Central.
Marlaine
