[CHRONIQUE] Procès des forages : La manipulation de la société civile – De quoi Dieudonné Mushagalusa se mêle-t-il ?

C’est une déclaration de la honte, un mémorandum creux, une tentative désespérée de justifier les subventions dont bénéficie cette prétendue société civile de Dieudonné Mushagalusa et ses experts.

Une société civile instrumentalisée

Dieudonné Mushagalusa et sa société civile ne sont qu’un voile de fumée, une manœuvre grossière destinée à discréditer la justice congolaise. Leur réaction est une fuite en avant, une tentative maladroite de réécrire l’histoire, d’orienter l’opinion publique et de détourner les responsabilités avérées mises en lumière par le débat judiciaire. Pis encore, ils osent instrumentaliser le deuil de leur François Rubota, cherchant à en faire un martyr d’une cause douteuse.

Si les circonstances étaient autres, cette déclaration aurait été celle d’un groupe d’individus agissant sous le prisme du régionalisme. Mais sous couvert de la société civile, elle devient une entrave grave à l’exercice indépendant de la justice. Le procès des forages ne peut être dévoyé par des élucubrations partisanes : Nicolas Kazadi n’a jamais été le complice de François Rubota dans ce scandale aux contours jadis obscurs, aujourd’hui mis en lumière grâce aux enquêtes rigoureuses menées par une justice congolaise enfin affranchie.

Une déclaration sans fondement, déconnectée de l’intérêt général

Cette sortie médiatique n’engage en rien la société civile, encore moins l’intérêt général. Elle n’est qu’un numéro de cirque, une danse grotesque visant à séduire un auditoire crédule. Une mise en scène pour masquer les desseins inavoués de certains acteurs de l’ombre, qui tirent les ficelles pour ternir l’image d’une justice en pleine ascension.

Faut-il rappeler à Dieudonné Mushagalusa les faits accablants ayant conduit à la condamnation de François Rubota ? L’arrêt de la Cour de cassation du 24 février 2025, sous RP 15/CR, qualifie sans détour les actes de Rubota de conflit d’intérêts et de tentative de détournement des deniers publics.

Nicolas Kazadi : Une coopération sans faille avec la justice

Dès le début de l’affaire, Nicolas Kazadi s’est distingué par une transparence exemplaire. Il fut le premier à appeler à des enquêtes approfondies, preuve de sa volonté de laisser éclater la vérité. Aucune preuve tangible ne l’a jamais impliqué dans ce scandale. Les fonds publics engagés ont été utilisés conformément aux règles de passation des marchés. C’est pourquoi, après des investigations minutieuses, le parquet général près la Cour de cassation a prononcé un non-lieu le 9 octobre 2024, blanchissant Kazadi de toutes les accusations.

La justice congolaise, victorieuse face à la désinformation

Cette affaire est un tournant majeur. Elle témoigne de la montée en puissance d’une justice rigoureuse, désormais capable de faire triompher l’intégrité sur les manipulations politiciennes. Nicolas Kazadi, dont l’excellence et la droiture sont reconnues au sein des institutions internationales telles que le FMI, la Banque mondiale ou la BAD, ne saurait être associé aux errements de François Rubota.

Mais il faut être Dieudonné Mushagalusa pour feindre d’ignorer les avancées de la justice congolaise. Son comportement n’est qu’un chantage mal déguisé, une tentative désespérée de réhabiliter un coupable par le prisme du tribalisme.

Une dérive condamnée par le Conseil Supérieur de la Magistrature

Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a clairement condamné cette désinformation. Mushagalusa et sa pseudo-société civile de poche se sont arrogé le rôle de juges autoproclamés sur les réseaux sociaux. Or, selon le communiqué officiel du CSM, ces fauteurs de troubles seront poursuivis pour propagation de fausses informations.

Pire encore, vouloir impliquer directement le Président Félix Tshisekedi dans ce procès des forages est une atteinte inqualifiable à la réputation de la justice congolaise.

Dieudonné Mushagalusa, tombe le masque ! Abandonne cette posture de défenseur de la société civile et assume pleinement ton rôle de protecteur d’un frère condamné. Que la justice suive son cours, loin des gesticulations politiciennes !

Henry NGINDU

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