Malgré les mesures sécuritaires mises en place, notamment l’extension du couvre-feu, l’insécurité continue de semer la peur dans plusieurs quartiers de la commune Annexe, à Lubumbashi.
Les habitants de Kamisepe et Kassapa Marché Moïse font face à une recrudescence des actes criminels, perpétrés en pleine nuit par des individus non identifiés. Plusieurs maisons ont été visitées par des malfaiteurs dans la nuit du mardi au mercredi 12 mars, plongeant les résidents dans l’angoisse.Face à cette menace grandissante, les habitants s’organisent en comités de vigilance pour tenter de protéger leurs foyers et identifier les auteurs de ces actes. Selon des témoignages, ces attaques seraient souvent menées par de jeunes individus qui profitent de l’obscurité et de l’absence d’une présence policière efficace.
» C’est entre 2 et 3 heures du matin qu’ils (les jeunes badauds ndlr) passent à l’action. On entend des bruits, des portes forçées, mais personne n’ose sortir », confie une résidente du quartier.
Le manque d’éclairage public et les fréquentes coupures d’électricité seraient parmi les principales causes de cette insécurité persistante.
Dans certaines zones, l’obscurité totale facilite les incursions nocturnes des criminels, rendant la tâche difficile aux habitants et aux rares patrouilles de sécurité.
Récemment encore, une veuve de Kamisepe a été victime d’un cambriolage, ses biens emportés sans qu’aucune intervention des forces de l’ordre ne soit signalée.
Cette situation met en lumière l’urgence d’une réponse plus efficace des autorités locales, notamment par le renforcement des patrouilles, l’amélioration de l’éclairage public et une meilleure collaboration avec la population. Tant que ces problèmes ne seront pas résolus, la peur continuera de hanter les nuits des habitants de ces quartiers.
CK

