
Lors du briefing presse animé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya,le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a présenté un bilan détaillé de ses actions depuis sa prise de fonctions à la tête du ministère de la Justice.
Au centre de son action figurent la lutte contre la corruption, l’assainissement du système judiciaire, la justice de proximité, la lutte contre la spoliation des biens et les réformes structurelles engagées pour restaurer la crédibilité de l’appareil judiciaire congolais.
Dès son entrée en fonctions, Guillaume Ngefa affirme avoir engagé une dynamique de rupture avec les antivaleurs qui ont longtemps fragilisé le secteur. À ce jour, plus de 400 dénonciations ont été enregistrées, tandis que 13 injonctions ont été adressées au Procureur général près la Cour de cassation pour se saisir de dossiers jugés sensibles.
« Depuis notre avènement au ministère de la Justice, nous avons pris des mesures concrètes pour combattre la corruption et les pratiques déviantes au sein du système judiciaire », a-t-il déclaré, réaffirmant sa détermination à mettre fin à l’impunité.
Le ministre d’État a également mis l’accent sur le phénomène dit « Mitshopo », impliquant certains magistrats, avocats et conservateurs des titres immobiliers, soupçonnés d’être au cœur de vastes réseaux de spoliation des biens privés et publics. Pour y faire face, le ministère a instauré un cadre permanent de lutte contre la spoliation immobilière et foncière, tout en réaffirmant sa volonté de dépolitiser la justice.
Sur le plan disciplinaire, 324 magistrats impliqués dans des pratiques répréhensibles ont déjà été poursuivis, avec plusieurs condamnations prononcées, signe de la fermeté de la nouvelle gouvernance judiciaire.
« Le Conseil supérieur de la magistrature est à pied d’œuvre pour mettre définitivement fin aux mauvaises pratiques dans le secteur », a-t-il assuré.
Soucieux de rapprocher la justice des citoyens, Guillaume Ngefa a indiqué avoir effectué des missions dans une vingtaine de localités à travers le pays afin de mieux cerner les réalités du terrain et renforcer la justice de proximité.
Parmi les réformes majeures annoncées figurent la formation de 100 officiers de police judiciaire à compétence restreinte, la formation de 2 500 magistrats dont le déploiement est imminent, ainsi que l’abrogation du permis de culte, jugé incompatible avec la vision de réforme et de moralisation du secteur judiciaire.
À travers ces actions, le ministre d’État Guillaume Ngefa entend inscrire la justice congolaise dans une nouvelle ère, fondée sur la rigueur, la transparence et l’équité, au service de l’État de droit et des citoyens.
Redaction
