
L’Assemblée nationale a consacré une grande partie de sa séance plénière de ce mercredi à l’examen de la situation de Trans Academia, dans le cadre du contrôle parlementaire exercé par la Chambre basse du Parlement. La séance, présidée par Aimé Boji Sangara, a été marquée par l’audition des réponses du Directeur général de l’entreprise, Georges Ongelo, à la question orale avec débat initiée par le député national André Mushongo Mashara.
Au centre des préoccupations soulevées par l’élu figuraient notamment les arriérés de salaires des agents, les difficultés de fonctionnement de l’entreprise ainsi que les plaintes des usagers concernant la qualité du service offert. Plusieurs députés nationaux ont également évoqué l’insuffisance des bus dans certaines provinces, les retards fréquents dans les dessertes urbaines et l’occupation désordonnée des abords du Palais du Peuple par des véhicules de la société publique.
Face aux élus, Georges Ongelo, qui avait obtenu un délai de 48 heures pour préparer ses réponses, a tenté d’apporter des explications sur les difficultés rencontrées par l’entreprise. Concernant les arriérés de salaires, il a expliqué que la situation résultait principalement d’un manque de ressources financières et non d’une mauvaise gestion administrative.
Il a également présenté plusieurs contraintes liées au fonctionnement interne de l’entreprise publique.
Cependant, les réponses fournies n’ont pas convaincu l’auteur de la question orale avec débat. Prenant la parole devant l’hémicycle, André Mushongo Mashara a estimé que le Directeur général de Trans Academia n’avait pas apporté des explications satisfaisantes au regard de la gravité des préoccupations soulevées par les élus nationaux. Dans la foulée, il a décidé de transformer sa question orale avec débat en interpellation et a exigé la démission du Directeur général dans un délai de 48 heures.

Intervenant pour rappeler les dispositions réglementaires encadrant cette procédure, Aimé Boji Sangara a souligné que cette démarche s’inscrivait dans le strict respect de l’article 184 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le Speaker de la Chambre basse a ensuite invité le député André Mushongo Mashara à déposer officiellement son interpellation auprès du Bureau, réaffirmant ainsi la volonté des élus de renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des entreprises publiques au service des citoyens.
Héritier mutuza
