
L’ancienne présidente de Saint-Luc, figure emblématique du football kasaïen, rejoint l’éternel rival Tshinkunku avec des ambitions renouvelées.
C’était dans le tunnel, c’est désormais officiel : Denise Dusauchoy, surnommée affectueusement « Méta Nsankulu », vient d’être élue vice-présidente de l’Union Sportive Tshinkunku.
Un retour fracassant dans le monde du football kasaïen, marqué par un changement aussi symbolique qu’historique, elle qui fut jadis à la tête de Saint-Luc, le rival de toujours des Corbeaux de Kananga.

Un geste fort venu d’Europe
Tout est parti d’un cri de détresse lancé par les supporters et dirigeants de Tshinkunku.
Depuis l’Europe, où elle réside actuellement, Denise Dusauchoy n’est pas restée insensible. En véritable mère du football kasaïen, elle a sorti son carnet de chèques et débousé près de 7 000 USD pour venir en aide à son nouveau club de cœur.
Ce montant a servi à régler les frais d’affiliation, à régulariser la situation administrative de plusieurs joueurs en difficulté, mais aussi à couvrir certains frais de déplacement du club.
Un geste salué unanimement par les supporters et observateurs du football local, qui y voient un acte d’amour et de responsabilité à l’égard d’un club en quête de renaissance.
Une femme de records

Dans le microcosme sportif du Kasaï, le nom de Denise Dusauchoy résonne avec respect et admiration.
Son parcours au sein de Saint-Luc reste une référence : elle fut la première femme présidente à diriger non pas une, mais quatre équipes sportives dans la province, une première dans l’histoire du sport kasaïen.
Sous sa gouvernance, Saint-Luc a connu des saisons mémorables, marquées par la rigueur, la discipline et une gestion moderne inspirée de son expérience internationale.
Tshinkunku, un nouveau défi
Deux ans après son départ du pays, Denise Dusauchoy revient avec de nouvelles ambitions, cette fois au sein du mythique club de Tshinkunku.
Consciente de la charge de travail qui l’attend et de son absence prolongée du pays, elle a choisi d’occuper la vice-présidence, un poste stratégique qui lui permettra de superviser les affaires du club à distance tout en appuyant la direction actuelle.
Selon une source proche du club, son arrivée apporte déjà un souffle nouveau, notamment sur le plan administratif et relationnel. « Madame Denise, c’est une femme de poigne et de cœur. Quand elle s’engage, c’est à fond. Elle a la vision et les moyens de faire bouger les lignes », confie un membre du comité.
Un message fort pour le football kasaïen
Au-delà des clubs et des rivalités historiques, le retour de Denise Dusauchoy à Tshinkunku est perçu comme un symbole d’unité et de maturité sportive.
Elle prouve qu’au Kasaï, les véritables passionnés du sport savent transcender les rivalités pour bâtir et relever le football provincial.
En rejoignant Tshinkunku, elle envoie aussi un message fort à la jeunesse : l’amour du sport doit primer sur les divisions.
Une philosophie qu’elle incarne depuis des années, entre leadership féminin, engagement social, et dévotion au football kasaïen.
Le mot de la fin

Entre émotion, surprise et admiration, la nomination de Denise Dusauchoy à la vice-présidence de l’Union Sportive Tshinkunku ne laisse personne indifférent.
Pour beaucoup, c’est le retour d’une bâtisseuse, d’une femme de vision prête à écrire une nouvelle page de l’histoire du football kasaïen.
Et si, au-delà des titres et des postes, Méta Nsankulu venait tout simplement rappeler que le véritable amour du football, c’est celui du don de soi et de la passion sans frontières ?
Van MUTUNGILA✍️
