La situation sécuritaire à l’Est de la RDC continue de faire la une. Ce vendredi, le Président Félix Tshisekedi a participé, en visioconférence, à une réunion extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), convoquée à Harare, au Zimbabwe. Au centre des discussions : l’invasion du Nord-Kivu par l’armée rwandaise et l’urgence d’une réponse régionale.
Aux côtés du président zambien Hakainde Hichilema et d’autres représentants des pays membres de la SADC, Tshisekedi a tiré la sonnette d’alarme sur l’aggravation de la situation. Il a décrit une Goma assiégée, des populations en détresse, des massacres de civils, des violations des droits humains et même des profanations de corps, exposant la région à un risque épidémique.

Face à cette crise, le chef de l’État congolais a plaidé pour un renforcement de la mission militaire régionale (SAMIDRC) et exigé le retrait immédiat des troupes rwandaises. Pour Tshisekedi, il est urgent de mettre en place un plan de contingence pour stopper l’escalade et restaurer la stabilité.
En réponse, les participants ont convenu de l’organisation d’un sommet conjoint entre la SADC et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). Objectif : coordonner les efforts pour une solution efficace à cette guerre qui menace toute la région.
MARLAINE KANKU

