Débat constitutionnel : La rhétorique de Jean-Marc Kabund sous le feu des critiques de Me Mardochée Nsele

La scène politique congolaise s’anime autour du débat sur la révision constitutionnelle, mais les récentes sorties de Jean-Marc Kabund peinent à convaincre au-delà du cercle des habitués aux joutes verbales. Il est désormais demandé à l’ancien bras droit du pouvoir de cesser d’agiter la peur comme unique argument politique. Contrairement aux discours alarmistes, la révision de la Loi fondamentale, lorsqu’elle s’opère dans le strict respect des mécanismes légaux, ne peut être assimilée à un coup de force ou à une dérive autoritaire. Elle demeure, par essence, un acte de souveraineté nationale légitime.

Dans cette optique, les défenseurs des institutions rappellent avec fermeté que la Constitution n’est en aucun cas un « fétiche » intouchable, ni une arme de chantage destinée à paralyser l’appareil d’État. Elle appartient exclusivement au peuple congolais, seul détenteur du pouvoir constituant. Prétendre le contraire ou tenter de sacraliser le texte pour bloquer toute évolution institutionnelle revient à nier la capacité de la nation à adapter son cadre juridique aux réalités et aux défis contemporains du pays.

Sur le plan de l’influence politique, le constat est sans appel : les sorties médiatiques répétées de Jean-Marc Kabund semblent ne produire qu’un impact limité, loin de l’émoi qu’il espère susciter. « Personne n’a peur de lui », soulignent ses détracteurs, qualifiant sa visibilité actuelle d’artificielle et de dépendante de quelques relais médiatiques complaisants. La pratique politique exigeant une vision de long terme et une base populaire réelle, le simple bruit et les mises en scène spectaculaires ne sauraient constituer une alternative crédible à la gestion de la cité.

Enfin, la rhétorique consistant à menacer le régime actuel en invoquant le sort tragique ou mouvementé des anciens présidents est jugée irresponsable et dangereuse pour la cohésion nationale. À l’heure où la République Démocratique du Congo fait face à des défis sécuritaires majeurs, le véritable débat de fond devrait prioritairement porter sur la stabilité de l’État et la sécurisation intégrale du territoire national. La politique, loin des intimidations, doit redevenir le terrain des propositions constructives pour l’intérêt supérieur de la nation.

Rédaction

par Van Van

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