
L’Examen d’État 2025 marque un tournant dans la gestion des épreuves en République démocratique du Congo. Grâce à l’intégration de nouvelles technologies, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDUNC) affirme avoir gagné en rapidité et en fiabilité dans le traitement des copies. « Cette avancée a permis d’accélérer les opérations tout en garantissant l’objectivité et la qualité de la notation », précise-t-il, citant notamment l’utilisation de scanners ultrarapides capables de traiter « jusqu’à 160 items par minute, contre seulement 16 dans le passé », et l’appui de l’intelligence artificielle dans l’évaluation.
Face aux critiques faisant état d’une supposée précipitation et de fraudes dans la publication des résultats, le ministère a réagi en dénonçant une « campagne de désinformation ». Il balaie d’un revers de main les accusations visant la ministre Raïssa Malu, accusée par certains de vouloir « impressionner l’opinion » par une publication hâtive. À travers un communiqué publié le 4 août, l’EDUNC défend la transparence et la rigueur de son processus, tout en appelant à ne pas céder à la manipulation.
Outre les innovations technologiques, le ministère insiste sur une nouvelle approche organisationnelle : décentralisation des centres de correction, introduction du e-diplôme pour faciliter l’accès aux attestations, et amélioration générale de la logistique. Dans certaines provinces comme Kinshasa Mont-Amba et Kasaï-Oriental 1, les résultats sont déjà disponibles, alors que plus d’un million de finalistes ont pris part à cette session. L’EDUNC parle d’une année de « rupture avec les anciennes pratiques », marquée par « l’innovation, la rigueur et la transparence ».
CK
