
12 des 13 membres du Conseil Provincial de la Jeunesse (CPJ) du Kasaï Central ont désavoué leur président, Emmanuel Kabangu, suite à des accusations de harcèlement sexuel portées contre lui.
Cette décision a été prise en réponse à des allégations graves concernant le comportement inapproprié de Kabangu envers une réceptionniste, incident qui a conduit à son arrestation le 15 octobre dernier.Les membres du conseil ont fait appel aux autorités compétentes pour appliquer des mesures disciplinaires conformément à l’arrêté ministériel N° 078/kb/Min/jecn/ybz/2021 du 14 août 2021, en se référant spécifiquement à son article 46. Dans leur déclaration, ils exigent la suspension immédiate de Kabangu de ses fonctions jusqu’à la tenue d’une assemblée générale pour discuter de la situation.
Les demandes formulées incluent la remise immédiate des insignes du conseil par Kabangu, l’interdiction formelle de sa présence au bureau du conseil et dans d’autres milieux d’encadrement de la jeunesse, ainsi que l’engagement de ne pas représenter le conseil auprès de tiers ou d’autres structures de jeunesse.Cette affaire met en lumière les défis persistants liés à la lutte contre le harcèlement sexuel dans les institutions, et souligne l’importance d’une réponse rapide et appropriée aux allégations de ce type.
Les membres du CPJ du Kasaï Central appellent à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour garantir un environnement sûr et respectueux pour tous.
Erick djouma chauria
