
La commission parlementaire composée de dix députés provinciaux du Haut-Katanga a rendu ses conclusions, lundi 12 mai, après une mission d’enquête sur le site de l’entreprise minière Kaipeng Mining.
Si les élus n’ont pas constaté la présence de « cachot » sur place, contrairement aux accusations qui avaient motivé leur déplacement, ils n’en restent pas moins préoccupés par les conditions de travail des Congolais sur le site.« Aucun cachot n’a été identifié, mais nous avons relevé des anomalies graves, notamment la présence injustifiée d’hommes en uniforme à l’intérieur de l’entreprise », a déclaré Benatard Chilufya, députée provinciale et cheffe de la délégation, mardi 13 mai à l’ACP.
Selon elle, cette situation suscite des inquiétudes sur le respect des droits des travailleurs.La commission parlementaire, qui s’est entretenue avec la direction de Kaipeng Mining, a notamment insisté sur l’urgence d’améliorer le bien-être des employés locaux. « Les conditions de travail doivent absolument être revues à la hausse pour garantir un minimum de dignité aux travailleurs congolais », a martelé Mme Chilufya.Au-delà de l’aspect sécuritaire, les députés ont noté un déséquilibre dans la répartition des postes de responsabilité entre les expatriés et les nationaux.
La commission appelle l’entreprise à faire preuve de plus de transparence dans sa gestion des ressources humaines et à se conformer aux lois congolaises en matière de travail.« Nous attendons des mesures correctives concrètes dans les plus brefs délais », a conclu la députée Chilufya, avertissant que le suivi de la situation se poursuivra.
L’entreprise Kaipeng Mining, pour sa part, n’a pas encore réagi publiquement aux observations de la délégation.
CK
