
Alors que le ministre de la Justice, Constant Mutamba, est déjà dans la tourmente pour une affaire présumée de détournement de fonds publics, un nouveau front judiciaire s’ouvre contre lui. Ce vendredi 30 mai, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a adressé un deuxième réquisitoire au bureau de l’Assemblée nationale, sollicitant une nouvelle fois la levée de ses immunités parlementaires.
Ce deuxième acte d’accusation fait suite à des propos jugés offensants prononcés par Constant Mutamba le 26 mai dernier, lors d’un meeting populaire tenu devant le Palais de justice à Kinshasa. À cette occasion, le ministre aurait tenu des déclarations virulentes à l’encontre du procureur général Firmin Mvonde, mais également de la Première ministre. Ce comportement est qualifié « d’outrage contre les membres du gouvernement » par le parquet.
Au cours de la plénière du jour, le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, a donné lecture du réquisitoire, soulignant la demande du procureur de pouvoir « permettre à l’intéressé de donner sa version des faits et de présenter ses moyens de défense » dans un cadre légal. Une étape cruciale pour envisager l’ouverture formelle des poursuites judiciaires.
Cette nouvelle procédure judiciaire vient alourdir la situation de Constant Mutamba, déjà attendu devant la Cour de cassation pour s’expliquer dans l’affaire de détournement présumé de fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Désormais, il doit faire face à deux dossiers épineux devant la justice.
CK
