Justice pour Steeve Mbuyi : Un journaliste agressé et arbitrairement détenu après avoir dénoncé une fraude

​Le monde des médias est en émoi après les révélations sur le calvaire de Steeve Mbuyi.

Victime de violences physiques et d’un harcèlement judiciaire orchestré par sa propre bailleresse, le journaliste se retrouve aujourd’hui dans une situation de grande précarité pour avoir simplement contesté une facturation d’eau jugée frauduleuse.

​Tout commence par une banale vérification comptable. Inquiet de voir sa facture de la REGIDESO doubler en l’espace d’un seul trimestre — passant de 18 000 FC à 36 000 FC — Steeve Mbuyi décide de mener sa propre enquête.

Malheureusement, la parcelle qu’il occupe n’est pas enregistrée auprès de la société de distribution d’eau. La bailleresse fixait elle-même, de manière totalement arbitraire et frauduleuse, les montants réclamés à ses locataires.

​La contestation de cette pratique illégale a déclenché une réaction d’une rare violence. Selon le témoignage de Dieumerci Kalewu, confrère et proche de la victime, Steeve Mbuyi a d’abord subi des agressions physiques de la part de sa bailleresse, épaulée par des membres de sa famille.

​Loin de s’arrêter là, la propriétaire aurait utilisé ses relations au sein de l’auditorat militaire de Ngaliema pour faire arrêter le journaliste manu militari. Steeve Mbuyi a ainsi passé 48 heures en détention avant d’être relâché suite à une audition qualifiée d’unilatérale, menée par des magistrats soupçonnés d’être acquis à la cause de la plaignante.

​« C’est un homme pacifique et respectueux. Son seul « défaut » est de ne pas tolérer l’injustice », souligne Dieumerci Kalewu dans un cri d’alarme largement relayé sur les réseaux sociaux.

​Bien que libéré, le journaliste n’est pas hors de danger. Sous la menace constante de la bailleresse et de son entourage, Steeve Mbuyi a été contraint d’abandonner son logement pour garantir sa sécurité physique. Une situation qui le plonge dans une instabilité critique, alors que sa garantie locative court toujours.

​Face à ce qui ressemble à un déni de droit et à un abus de pouvoir flagrant, la communauté des journalistes et les défenseurs des droits de l’homme appellent à une mobilisation générale.

Rédaction

par Van Van

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