
Une scène peu commune a retenu l’attention ce dimanche à l’aéroport de Kananga. À peine arrivé dans la capitale provinciale après son élection à la tête de l’Union Sportive Tshinkunku, Tony Kanku Shiku s’est vu remettre un Diplôme de Mérite et d’Excellence par la structure MEEC, représentée par Jean-Obab Nsombamanya.
Un geste qui, loin de passer inaperçu, a immédiatement suscité conversations, interrogations et débats dans l’opinion locale.
Une Récompense Jugée Trop Précipitée
La principale source de controverse repose sur le timing de cette reconnaissance. Tony Kanku Shiku n’a occupé ses fonctions que depuis une semaine.
L’octroi d’une distinction si prestigieuse en un laps de temps aussi court interroge sur :
Les critères utilisés par la structure MEEC,
La portée réelle de cette récompense,
Et la valeur symbolique du mérite dans le domaine sportif provincial.
Pour plusieurs observateurs, l’excellence se prouve dans la durée, à travers des actions concrètes, des résultats mesurables et un leadership éprouvé. Une reconnaissance trop rapide risque d’ôter au mérite sa profondeur et sa valeur morale.
Une Image qui Divise l’Opinion
La remise du diplôme directement au pied de l’avion a également renforcé l’impression d’un hommage plus protocolaire que factuel.
Certains y voient :
Une marque de soutien politique et moral au nouveau Président du club,
Tandis que d’autres y perçoivent :
Une précipitation qui banalise la notion même d’« excellence ».
Kananga Mérite Une Culture du Mérite Solide
Le débat qui s’ouvre dépasse la personne de Tony Kanku Shiku.
Il pose une question plus large :
Quelle valeur souhaitons-nous donner à la reconnaissance publique dans notre région ?
Dans une province où le sport reste un vecteur d’unité, d’identité et d’espoir, honorer l’excellence doit se faire avec rigueur, justice et sincérité.
C’est le temps, disent les sages, qui révèle la véritable dimension d’un dirigeant.
Par : Marlaine KANKU✍️
