
Une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a été reçue jeudi à Kinshasa par le ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo, Floribert Anzuluni. Les échanges ont porté sur le rôle stratégique de la RDC au sein de cette organisation sous-régionale, dont elle est l’un des membres fondateurs aux côtés du Gabon. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de renforcement des mécanismes d’intégration économique en Afrique centrale.

La délégation était conduite par Maurice Mouamba, récemment nommé Commissaire en charge de l’Aménagement du territoire et des Infrastructures au sein de la Commission de la CEEAC. Lors de cette audience, il a mis en avant le rôle central de la RDC dans la dynamique régionale, insistant sur sa position géographique et son potentiel économique. Selon lui, la RDC constitue un véritable pivot sans lequel aucune stratégie régionale ne peut être pleinement efficace.
Prenant la parole, le ministre Floribert Anzuluni a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de l’intégration sous-régionale. Il a toutefois souligné que les défis sécuritaires restent un obstacle majeur au développement économique. Pour lui, la stabilité demeure une condition indispensable pour permettre aux projets d’intégration et d’infrastructures de se concrétiser durablement.
Au cours de la rencontre, Maurice Mouamba a également transmis les félicitations du président de la Commission de la CEEAC à la RDC pour son implication active. Il a salué, à titre personnel, la nomination de Maxime Nzita en tant que Commissaire à l’Environnement et au Développement durable, une décision que les autorités congolaises considèrent comme une reconnaissance des compétences nationales.
La question énergétique a occupé une place importante dans les discussions. Le Commissaire a plaidé pour le maintien du siège de la Commission Régionale de Régulation de l’électricité de l’Afrique centrale (CORREAC) en RDC, mettant en avant les immenses capacités du pays, notamment celles du barrage d’Inga, dont le potentiel est estimé à 45 000 mégawatts. Un atout majeur qui conforte la position stratégique de la RDC dans le développement énergétique régional.
Marlaine kanku
