La prison de Makala a ouvert ses portes, et avec elles, une nouvelle page s’écrit. Ce samedi 1er mars 2025, trois figures bien connues de la scène congolaise ont retrouvé la liberté. La star des médias Denise Mukendi ainsi que les politiciens Seth Kikuni, ancien candidat à la présidentielle, et Mike Mukebayi, ex-député provincial, ont quitté leur cellule sous les regards de leurs proches et sympathisants.
Cette libération n’est pas un simple hasard du calendrier. Elle découle d’une décision du ministre de la Justice, Constant Mutamba, qui a signé leur mise en liberté conditionnelle. Un geste qui, à première vue, semble relever de la clémence judiciaire, mais qui s’inscrit aussi dans un contexte politique plus large.Un soulagement pour les proches et les partisans
Pour les partisans de Denise Mukendi, c’est un jour de victoire. Après des mois d’incarcération, l’influenceuse du Grand Kasaï est libre de tout mouvement. Sur les réseaux sociaux, ses soutiens n’ont pas tardé à exprimer leur joie. « Les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes », peut-on lire parmi les nombreux messages de célébration.
Seth Kikuni et Mike Mukebayi, figures engagées et parfois controversées, bénéficient également de cette libération. Pour leurs partisans, c’est un signal fort : le vent tourne peut-être dans la gestion des dossiers judiciaires à connotation politique.
Si certains saluent un geste d’apaisement, d’autres s’interrogent sur les motivations réelles de cette libération conditionnelle. Pourquoi maintenant ? Cette décision marque-t-elle un changement dans la manière dont le pouvoir gère ses opposants ou figures influentes ?
Quoi qu’il en soit, cette affaire ne manquera pas d’avoir des répercussions sur la scène politique congolaise. Les trois libérés retrouveront-ils leur place dans le débat public ? Vont-ils reprendre leur engagement ou adopter une posture plus discrète ?
MARLAINE KANKU

