
La Coalition de la Gauche Congolaise, accompagnée de plusieurs mouvements associatifs du Haut -Katanga sous l’encadrement de le fédéral de l’alliance pour le changement Jonas Pierre Rubuz, est montée au créneau ce lundi 15 décembre à Lubumbashi pour exiger l’organisation d’un dialogue national et inclusif en République démocratique du Congo. À l’issue d’une marche pacifique, ces forces politiques et citoyennes ont rendu publique une déclaration dénonçant ce qu’elles qualifient de rétrécissement de l’espace démocratique et de détérioration de la situation sécuritaire, notamment dans l’Est du pays.
Dans leur déclaration, les manifestants ont vivement critiqué l’attitude des autorités face à l’exercice des libertés publiques. « Nous, membres de la Coalition de la Gauche Congolaise, aux côtés des mouvements associatifs et des leaders engagés pour la justice sociale, dénonçons avec force et indignation la dérive autoritaire du pouvoir en place qui restreint notre liberté fondamentale de manifester, pourtant garantie par l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo », ont-ils affirmé.
Les organisateurs de la marche ont tenu à préciser le caractère pacifique et citoyen de leur initiative. « La marche pacifique que nous avons sollicitée n’est pas un acte de provocation, mais un droit légitime et un devoir citoyen », ont-ils déclaré, soulignant que leur mobilisation visait à attirer l’attention des autorités sur les nombreuses crises qui frappent le pays.
Parmi les griefs évoqués figurent notamment les violences persistantes à l’Est de la RDC. Les membres de la coalition ont dénoncé « les violences et tueries récurrentes à l’Est, où des populations entières sont abandonnées à leur sort », ainsi que « les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, qui constituent une atteinte grave à la dignité humaine et aux valeurs de notre société ».
La déclaration a également mis en lumière les difficultés socio-économiques auxquelles fait face la population. Les manifestants ont pointé du doigt « la vie chère qui écrase les Congolaises et Congolais, réduisant chaque jour davantage leur pouvoir d’achat et leur espoir d’un avenir meilleur », sans oublier « les arrestations arbitraires dont ont été l’objet les jeunes garçons sur l’étendue de la ville de Lubumbashi ».
Face à cet ensemble de défis, la Coalition de la Gauche Congolaise estime que la solution passe par une concertation nationale. « Face à cette crise multiple, nous affirmons que la seule voie de sortie réside dans la tenue urgente d’un dialogue national inclusif, réunissant toutes les forces vives de la Nation », ont-ils insisté, appelant à un cadre de discussion basé sur « la vérité, la responsabilité et la refondation ».
Conduite par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, la coalition a enfin lancé un appel à la mobilisation citoyenne. « Nous rejetons toute tentative de museler la voix du peuple. La liberté de manifester est un droit, non une faveur », ont-ils martelé, avant de conclure par un message symbolique : « Vive notre liberté, vive la République démocratique du Congo ».
Cedrick Katay
