«Pétition pour la révision constitutionnelle : l’urgence de la paix prime sur le confort des institutions » [Tribune de Me Mardochée NSELE]

​La souveraineté nationale n’est pas une pièce de musée que l’on contemple avec nostalgie, c’est une arme que l’on manie pour survivre. Aujourd’hui, avec 50 724 signatures déjà actées, nous ne faisons pas de la politique politicienne ; nous actionnons le levier constitutionnel de l’article 218, alinéa 4. Nous donnons au peuple son droit le plus fondamental : celui de reprendre en main son destin.

​9 avril : Le jour où le peuple reprendra la parole

​Le 9 avril, le bureau de l’Assemblée nationale ne recevra pas une simple pétition ; il recevra une injonction populaire. Avec 100 000 signatures, nous ne demandons pas, nous imposons le débat.

​Kinshasa sera le théâtre d’une démonstration de force citoyenne. Cette mobilisation ne sera pas une simple marche, ce sera un cri de solidarité pour nos frères et sœurs de l’Est. Tant que la guerre impose son chaos à l’Est, aucun Congolais conscient ne peut se satisfaire du statu quo. Nous marchons pour exiger les moyens d’en finir.

​Une mission de 12 ans : L’exigence de la réalité

​Soyons lucides : les défis sécuritaires qui déchirent notre pays ne se règlent pas avec des calendriers électoraux restreints. Restaurer durablement la paix, sécuriser nos frontières et restaurer l’autorité de l’État sur chaque mètre carré de notre territoire exige une mission exceptionnelle de 12 ans.

​À ceux qui s’agitent inutilement : rappelons les faits. Le Président Félix Tshisekedi n’a jamais été demandeur d’une quelconque prolongation au-delà de 2028. Cette initiative est celle du peuple. Elle vient de la base, de ceux qui souffrent, de ceux qui veulent des résultats concrets plutôt que des théories juridiques déconnectées.

La Constitution appartient au Peuple

​Il est temps de sortir de l’hypocrisie. Une démocratie qui refuse d’écouter son peuple lorsqu’il demande de changer les règles du jeu pour protéger son existence est une démocratie en péril.
La Constitution n’est pas un dogme figé ; c’est un instrument au service de la nation.

Le 9 avril, nous ne réclamons pas un privilège, nous exerçons notre souveraineté. Que ceux qui craignent la volonté populaire se rassurent : ils ne pourront pas arrêter une idée dont le temps est venu.
​Le peuple a parlé. La pétition est en marche. Le 9 avril, l’histoire s’écrira avec nous.

RÉDACTION

par Van Van

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