
Quelle ironie ! Voilà qu’une partie de l’Église, censée prêcher la vérité et la neutralité, s’érige soudain en tribunal moral au-dessus des institutions républicaines. Faut-il rappeler que la République démocratique du Congo n’est pas une théocratie, mais un État de droit, souverain dans ses décisions et indépendant de toute influence ecclésiastique ?
Qu’un homme autrefois à la tête du pays soit aujourd’hui jugé, c’est le signe d’une justice qui ose enfin franchir le mur de l’intouchabilité, et non une tragédie spirituelle.
L’indignation feinte de certains prélats ne saurait masquer la complicité silencieuse de ceux qui, hier, bénissaient le désordre et ferment aujourd’hui les yeux sur la douleur du peuple qu’ils ont longtemps trahi par leur silence.
L’Église doit se souvenir que son rôle n’est pas d’absoudre les crimes d’État au nom d’une fraternité mal comprise, mais d’accompagner la vérité, même lorsqu’elle dérange les puissants d’hier.Et quand un groupe d’évêques égarés s’érige en bouclier contre la justice nationale, se servant du manteau sacré de l’Église catholique pour s’en prendre aux institutions, ce n’est plus de la foi, mais un dérèglement moral grave : le traumatisme d’une conscience en déclin, empoisonnée par la répétition des communions et des avènements sans repentance véritable.

Une telle dévotion sans purification devient toxique, comparable au chanvre qui altère le discernement et pousse à des déclarations insensées contre l’ordre républicain.
La justice ne se confesse pas, elle s’applique. Et le peuple congolais n’a pas besoin de sermons déguisés en plaidoyers pour l’impunité, mais d’institutions fortes, capables de protéger la République contre ceux qui, sous le couvert du spirituel, tentent de déstabiliser la vérité judiciaire.
La Rédaction
