
Vingt ans après la promulgation de la Constitution de la République démocratique du Congo, la coordination provinciale de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) au Kasaï Central invite la population à procéder à une évaluation critique du texte fondamental.
Pour le coordonnateur provincial de la CNDH, Me Vincent Kayembe Tshiamumanye, la Constitution a apporté des avancées majeures, notamment en matière de limitation des pouvoirs politiques et d’encadrement des voies d’accès au pouvoir. Selon lui, ce cadre juridique a permis de baliser l’exercice démocratique et de prévenir certaines dérives institutionnelles.
Toutefois, il estime qu’un regard lucide s’impose sur son application effective.
« La Constitution est un texte fondamental qui doit être respecté et appliqué par tous. Mais il est essentiel de s’interroger sur le respect réel de ses dispositions par les institutions et les gouvernants », a-t-il déclaré.
Au-delà du bilan, la CNDH Kasaï Central appelle ainsi les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’impliquer dans cette réflexion afin d’identifier les forces et les faiblesses du cadre constitutionnel actuel.
L’objectif, selon cette institution d’appui à la démocratie, est de contribuer à l’amélioration de la gouvernance et au renforcement de la protection des droits de l’homme en République démocratique du Congo.
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