
La République démocratique du Congo tourne une nouvelle page dans sa lutte contre la maladie à virus Ebola. Ce lundi 1ᵉʳ décembre, le gouvernement a officialisé la fin de la 16ᵉ épidémie, déclarée trois mois plus tôt dans la zone rurale de Bulape, au Kasaï. L’annonce, très attendue, a été faite à Kinshasa lors d’une cérémonie réunissant autorités politiques et acteurs du secteur sanitaire, témoignant de l’importance de ce moment pour le pays.
Au cours de la rencontre , la Première ministre Judith Suminwa a accompagné l’équipe du ministère de la Santé dans la proclamation de cette victoire sanitaire. Le Dr Samuel Roger Kamba, ministre en charge du secteur, a mis en avant la coordination rapide et l’engagement de l’ensemble des intervenants. Selon lui, l’action conjointe des autorités locales, partenaires internationaux et personnels de santé a permis d’éviter la propagation de la maladie au-delà de la zone initialement touchée.
L’usage de la gratuité des soins, la sensibilisation communautaire et le déploiement de brigades d’intervention rapide ont constitué les piliers de la riposte. Ces mesures, encouragées par le gouvernement, ont facilité la prise en charge précoce des cas et renforcé la confiance des populations dans les structures sanitaires. Une stratégie qui, selon le ministre Kamba, a été décisive pour contenir l’épidémie en un temps record.
Si la fin de cette flambée d’Ebola marque un succès, les autorités rappellent que le combat n’est pas terminé. Le pays reste exposé à de possibles résurgences, notamment dans des zones reculées où l’accès aux soins demeure limité. Elles appellent donc à la vigilance, à la continuité des campagnes de prévention et au renforcement des capacités locales afin de pérenniser les acquis de cette riposte.
CK
