
Malgré la récente signature d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, les exactions du M23 se poursuivent sur le terrain. La ministre congolaise des Droits humains, Chantal Chambu, a dénoncé mercredi 2 juillet dans un message publié sur son compte X ancien twitter,de graves violations des droits fondamentaux, pointant notamment l’arrestation de plus de 300 jeunes à Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), lors d’une opération menée le 28 juin par les rebelles. Ces jeunes, dont des adolescents, ont été emmenés vers une destination encore inconnue.
D’autres cas similaires ont été signalés le même jour au Sud-Kivu : plus de 20 jeunes ont été enlevés dans le groupement de Lugendo, territoire de Kabare, selon les informations recueillies par le ministère. Les autorités congolaises dénoncent l’utilisation de ces captifs comme boucliers humains, ainsi que des actes d’intimidation et d’extorsion. « Les jeunes ainsi capturés sont extorqués, menacés, isolés de leurs familles et parfois utilisés comme boucliers humains, en violation flagrante du droit international humanitaire », a fustigé la ministre.
Face à cette situation alarmante, Chantal Chambu appelle à une enquête indépendante de la Commission des Nations unies aux droits de l’homme pour identifier et poursuivre les responsables de ces actes. « Nous condamnons fermement ces exactions », a-t-elle déclaré, réaffirmant la volonté du gouvernement de « protéger, restaurer et faire respecter la dignité, la sécurité et les droits de la population, particulièrement dans les zones en conflit ».
CKK
