
Le débat sur la Loi fondamentale congolaise vient de prendre une tournure décisive. Ce qui n’était qu’un murmure dans les couloirs du pouvoir s’est transformé en une offensive politique concrète : une pétition populaire réclamant la révision de la Constitution s’apprête à être déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale, forte de plus de 100 000 signatures.
À la manœuvre de ce mouvement, on retrouve Mardochée Nsele, proche de la gouverneure Fifi Masuka. Ce dernier porte un discours de rupture qui bouscule les codes de la classe politique traditionnelle. Pour les initiateurs de cette démarche, l’actuelle Constitution ne doit plus être considérée comme un texte sacré et immuable.

« La Constitution n’est pas une Bible », martèle Mardochée Nsele, prônant une vision où le passage du Président Félix Tshisekedi à la tête du pays est perçu comme une « mission historique » plutôt qu’un simple exercice de mandat administratif.
Le mouvement s’appuie sur une critique acerbe du cadre institutionnel actuel, jugé « calqué sur des modèles extérieurs » et déconnecté des réalités congolaises.
Selon les partisans de la révision, la rigidité du texte de 2006 constituerait aujourd’hui un frein à l’élan national et aux impératifs de souveraineté.

L’argumentaire développé est sans équivoque : s’accrocher à un texte jugé obsolète sous prétexte de stabilité condamnerait la République Démocratique du Congo à l’immobilisme.
Alors que le dossier s’apprête à faire une entrée fracassante au Palais du Peuple, la pression monte. Ce mouvement, qui prétend faire « dicter le sommet par la base », marque sans aucun doute le début d’un bras de fer politique majeur pour l’avenir de la RDC.
Rédaction
