RDC–USA : Kinshasa cherche à désamorcer la menace de sanctions migratoires américaines

Le gouvernement congolais multiplie les efforts diplomatiques pour éviter que ses ressortissants ne soient frappés par de nouvelles restrictions d’entrée sur le territoire américain. Ce vendredi, une réunion de haut niveau s’est tenue à Kinshasa entre les autorités congolaises et l’ambassadrice des États-Unis, Lucy Tamlyn, pour aborder la question des menaces de sanctions migratoires brandies par Washington.

La délégation congolaise, conduite par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, et la ministre d’État aux Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a échangé avec la diplomate américaine dans une ambiance qualifiée de « stratégique » par les sources officielles. Kinshasa souhaite comprendre les motifs de cette mise en garde adressée à 36 pays, dont la RDC, soupçonnés de ne pas respecter certaines exigences sécuritaires dans le traitement des flux migratoires.

À l’issue de la rencontre, les deux parties ont salué le caractère « franc et constructif » des discussions, lesquelles ont permis de poser les bases d’une coopération renforcée sur les questions de mobilité et de sécurité des documents officiels. « Ces échanges, francs et constructifs, ont permis de réaffirmer la volonté commune de renforcer la coopération bilatérale en matière de mobilité internationale, de documents de voyage sécurisés et de gestion migratoire », a déclaré le ministère congolais de l’Intérieur.

Les États-Unis reprochent notamment à plusieurs États africains, dont la RDC, des manquements dans la conformité aux standards sécuritaires internationaux. Selon les autorités américaines, les pays concernés disposent de 60 jours pour corriger ces insuffisances, sans quoi des mesures restrictives pourraient être appliquées, impactant notamment les voyageurs, les étudiants ou encore les hommes d’affaires.

Soucieuse d’éviter une escalade, la RDC rappelle les efforts déjà déployés pour améliorer la fiabilité de ses documents de voyage et renforcer la coopération avec les institutions étrangères. Le gouvernement a exprimé sa volonté « de poursuivre les efforts nécessaires pour garantir la fiabilité des documents de voyage ainsi qu’un partage d’information et une collaboration étroite entre les services concernés ».

Consciente des enjeux humains et diplomatiques, Kinshasa entend maintenir le dialogue ouvert. « Les parties ont convenu de maintenir un dialogue étroit dans les prochaines semaines afin de clarifier les termes de cette annonce et limiter ses éventuelles répercussions », a conclu la communication officielle. Une manière pour les deux capitales de prévenir une crise diplomatique et de préserver la fluidité des relations bilatérales.

CK

par Van Van

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