
Pourquoi la diabolisation médiatique est-elle devenue l’arme redoutable pour détruire son adversaire politique ? Pourquoi cette campagne médiatique autour de la personne de Nicolas Kazadi ? Telles sont les interrogations qui suscitent réflexion sérieuse et compréhension sans équivoque.
À la suite de sa foudroyante sortie médiatique, le député national Nicolas Kazadi avait fait l’objet d’un réquisitoire du PG Firmin Mvonde et, par la suite, été entendu par la commission parlementaire présidée par Raphaël Kibuka.
Durant toute la démarche, l’élu de Miabi et ministre des Finances honoraire s’est montré rassurant, s’attachant ainsi au principe sacro-saint de la liberté d’expression et d’opinion qui lui est reconnu par la Constitution comme étant élu du peuple.
Selon nos sources, la dite commission a été invitée à élucider dans quelle mesure on peut prétendre vouloir empêcher un député de sa liberté d’expression sans porter atteinte à la démocratie elle-même.
Voilà qui justifie le rapport final de la commission présidée par le député Raphaël Kibuka, qui a répondu avec lucidité et responsabilité en refusant de lever l’immunité parlementaire de l’honorable Nicolas Kazadi et s’est remise à la plénière délibérative pour entériner sa démarche.
Selon un député national honoraire, le travail de la commission parlementaire a été fait dans le respect des règles de l’art sérieux, (Juridiquement fondé et politiquement légitime) et il invite les tireurs de ficelles, notamment les journalistes et communicateurs, à arrêter d’agiter l’opinion publique par la manipulation fallacieuse.

« Dans un État de droit, la séparation des pouvoirs implique que chaque institution respecte les prérogatives de l’autre. Le Parlement, expression directe de la souveraineté populaire, ne saurait être soumis aux velléités de musellement. La parole d’un député est son unique outil de travail, l’en priver reviendrait à étouffer la mission même que le peuple lui a confiée », explique-t-il.
À cette même source de préciser : « L’initiative du procureur général, telle que présentée, apparaît comme une tentative maladroite de réprimer une opinion politique exprimée dans le cadre strict du mandat parlementaire. »
Selon des révélations d’une source parlementaire, primo, le réquisitoire du procureur contre Nicolas Kazadine tient pas juridiquement et serait vu comme une dérive dangereuse pour tous les députés ; Secundo, la commission a fait son travail dans le respect des articles 107 de la Constitution et 105 du RI de l’Assemblée Nationale; tertio, un député n’a pas à être inquiété pour ses prises de positions publiques.
Telles sont les articulations coriaces bien argumentées par la commission qui a fait le choix de s’en tenir à son honneur en renvoyant le dossier à la plénière, en refusant de céder à l’emballement médiatique et aux pressions.
Selon une opinion largement partagée au sein de l’hémicycle national, il serait judicieux de ne pas sacrifier la liberté d’expression parlementaire sur l’autel des accusations floues, violant même la sacralité du mandat représentatif.
Henry NGINDU
