Coup de théâtre dans l’affaire de la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 en République démocratique du Congo. Marcel Malanga Malu, récemment condamné à la peine de mort par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, a bénéficié d’une mesure de grâce présidentielle.
L’annonce a été faite ce mercredi 2 avril par Tina Salama, porte-parole du chef de l’État, précisant que cette grâce concerne également deux autres ressortissants américains impliqués dans cette affaire : Taylor Christa Thomson et Zalman Polum Benjamin.
Selon l’ordonnance présidentielle publiée à cet effet, la peine capitale infligée aux trois Américains a été commuée en réclusion à perpétuité.
Une décision qui intervient après un procès retentissant, au terme duquel 38 accusés avaient été reconnus coupables d’avoir participé à une tentative de renversement des institutions congolaises.
Marcel Malanga, fils de Christian Malanga – considéré comme le cerveau de cette opération – avait été arrêté lors de l’attaque du 19 mai 2024, au cours de laquelle son père a été abattu par les forces de défense congolaises. Leur groupe avait tenté de s’emparer de plusieurs sites stratégiques à Kinshasa avant d’être neutralisé.
Le verdict de la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, rendu le 27 janvier 2025 en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, avait condamné Marcel Malanga et ses coaccusés à la peine capitale.
La décision avait été confirmée et rendue irrévocable le 9 mars dernier, avant que la grâce présidentielle ne vienne modifier leur sort.
CK

