USA – AFRIQUE : L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LA JUSTICE NUMÉRIQUE POUR LES PERSONNES D’ASCENDANCE AFRICAINE, UN DISCOURS CLÉ DE JOSEPH WA NGOIE AUX NATIONS-UNIES(À NEW-YORK)

La quatrième révolution industrielle est aujourd’hui plus présente en Afrique que jamais, et les gouvernements ont déjà pris conscience de son impact sur leurs populations. Toutefois, au lieu de se focaliser uniquement sur le tapage médiatique entourant l’IA, il est essentiel d’examiner d’abord ses effets à court et à long terme. Les régulations doivent garantir que l’IA soit en phase avec le contexte africain et devienne un véritable allié du développement du continent.Plutôt que de considérer l’IA et les technologies numériques comme quelque chose qui nous fascine par leur capacité à dépasser ce que l’humain peut faire, il faut se concentrer sur les institutions et les politiques que nous pouvons mettre en place pour renforcer les capacités humaines et, ainsi, favoriser le développement humain. L’IA est désormais un enjeu de puissance et d’influence pour que l’Afrique ne puisse plus être un marché pour les géants étrangers.Il faut que l’Afrique devienne un acteur stratégique capable de proposer ses propres standards éthiques et technologiques. Sur le plan régional, ça passera par l’harmonisation des politiques publiques et la création de coalitions africaines autour de l’IA. Le président de la Russie avait dit :« CELUI QUI DOMINERA L’IA DOMINERA LE MONDE.»  On y est aujourd’hui, puisque les GFAM sont plus riches que les États, à l’exemple de GOOGLE, valorisé à 3000 milliards de  $. On ne peut pas les laisser faire pour une question de souveraineté, de puissance et d’influence dans un contexte de fracture technologique mondiale de plus en plus menaçante. Cette ambition ne peut se réaliser sans une réelle politique de promotion de la jeunesse et sans une souveraineté numérique réaliste et ciblée. Je pense pour ma part que l’Afrique ne doit pas rester dépendante des plateformes étrangères.Il ne s’agit pas nécessairement de construire ses propres modèles d’IA, mais de faire des choix intelligents par des formations ciblées, des investissements dans la collectivité et des solutions pensées pour les réalités locales.L’IA ne doit pas être l’apanage des élites urbaines. Elle doit aussi répondre aux besoins des communautés éloignées et favoriser une inclusion économique durable par des formations ciblées, des investissements dans la collectivité et des solutions pensées pour les réalités locales. Cette souveraineté est indispensable pour réduire la dépendance vis-à-vis des grandes plateformes étrangères en créant ses propres modèles d’IA.

Les pays africains doivent renforcer leur coopération pour redéfinir leur rôle dans la gouvernance mondiale de l’IA et témoigner de la volonté collective de ne pas laisser l’Afrique à la marge de la nouvelle révolution technologique qui est l’IA.L’Afrique a des ressources précieuses pour le développement de l’IA naturellement convoitées ; nous devons donc les protéger et les mettre en valeur. Pour toutes ces raisons, les Africains doivent construire une souveraineté numérique réaliste et ciblée en plaidant pour un cadre international équitable et en exigeant une place dans les enceintes de la gouvernance mondiale.L’IA est la prochaine grande révolution qui peut être pour les Africains un levier d’indépendance, de transformation et d’unité. Mais il est temps d’être réaliste, il est temps d’être stratège.Nous soutenons que la mise en place de normes robustes pour une plus grande diversité dans le milieu de l’IA et qu’une sensibilisation du milieu aux enjeux de racisme et de discrimination des S’IA sont à ce stade fondamentales. Mais plus encore, il est important de viser une meilleure explicabilité et une plus grande transparence des systèmes d’IA, afin que les racismes et pratiques discriminatoires y prenant forme puissent être mieux compris et contrés.Pour son avenir technologique, l’Afrique ne peut plus, ne veut plus être spectatrice mais actrice de sa propre révolution technologique.Il y a une volonté claire de créer des synergies des États, des acteurs privés et des institutions internationales rassemblant les écosystèmes. Il faut retenir que les enjeux de l’IA en Afrique dépassent la simple question technologique, mais relèvent plutôt d’une question de souveraineté et d’inclusion, d’éducation et de développement durable. L’Afrique doit construire sa propre intelligence artificielle pour ses besoins avec ses talents.Joseph Wa Ngoie ,acteur social , candidat aux élections présidentielles de décembre 2023 en RDC .

par Van Van

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *