
Le parti présidentiel passe à la vitesse supérieure dans son projet de réforme institutionnelle. Augustin Kabuya Tshilumba, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, a officiellement annoncé la création de la Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4). Se positionnant en « détenteur du testament politique » du regretté Étienne Tshisekedi wa Mulumba, le parti au pouvoir fustige l’actuelle Loi fondamentale, qu’il qualifie de texte « rédigé par des belligérants », et affiche clairement sa volonté d’ouvrir un nouveau chapitre politique pour le pays.

Cette nouvelle structure se veut un grand mouvement de rassemblement national. Selon ses initiateurs, le chiffre « 4 » de la coalition fait explicitement référence aux quatre grandes zones linguistiques de la République démocratique du Congo, symbolisant une volonté d’inclusion totale. Pour réussir ce pari, la plateforme prévoit de regrouper des acteurs d’horizons divers, allant des partis politiques aux organisations de la société civile, en passant par les confessions religieuses et les mouvements associatifs. L’objectif principal sera de mener une campagne de sensibilisation agressive afin d’obtenir une adhésion populaire massive face à ce projet de réforme.

Cette initiative stratégique intervient dans un climat politique particulièrement électrique. La question d’une révision ou d’un changement profond de la Constitution est devenue le principal point de friction en RDC, divisant profondément la classe politique et l’opinion publique entre les partisans d’une modernisation des institutions et les opposants qui y voient une manœuvre du pouvoir en place. Avec le lancement de la C4, l’UDPS officialise son bras de fer avec ses détracteurs et lance officiellement les hostilités pour remodeler le paysage juridique congolais.
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