
Les agents de la Minière de Bakwanga (Miba) sont descendus dans les rues de Kinshasa, jeudi 3 juillet 2025, pour dénoncer une situation qu’ils qualifient d’injuste : six mois sans salaire, malgré les promesses présidentielles de relance de leur entreprise. À travers cette action de protestation, les travailleurs veulent interpeller les autorités sur la souffrance prolongée qu’ils endurent.
« Depuis le mois de décembre à Mbuji-Mayi, le président avait promis 50 millions à la Miba pour sa relance. Où en sommes-nous, ça fait 6 mois ? Ça fait 6 mois de misère, 6 mois de souffrance », a déclaré Gisèle Mbanga, secrétaire générale du secteur des mines et énergie et porte-parole de l’Intersyndicale nationale Miba, au micro de 7SUR7.CD.
La manifestation a également mis en lumière le sentiment d’abandon ressenti par les travailleurs, qui estiment être exclus du plan de soutien accordé aux entreprises minières. « Les 18 milliards de Francs Congolais affectés aux sociétés minières, nous ne sommes pas bénéficiaires. Qu’est-ce que nous avons fait pour mériter ça ? Qu’est-ce que nous avons fait ? », s’interroge la délégation syndicale, dénonçant une forme de discrimination dans le traitement de leur dossier.
Pour le syndicat, les instructions claires du chef de l’État ne sont pas respectées sur le terrain. « Ce n’est pas l’aumône, c’est notre créance. Le chef de l’État avait donné l’ordre pour que soit déboursé chaque mois environ 2 millions de dollars pour la paie des agents. Jusqu’aujourd’hui, ça fait 6 mois que nous ne sommes pas payés », insiste Gisèle Mbanga, appelant au respect de la parole présidentielle.
Les manifestants ont notamment exprimé leur ras-le-bol devant la Primature et le ministère des Finances, deux institutions qu’ils exhortent à débloquer sans délai les fonds nécessaires au paiement des arriérés. Pour les agents de la Miba, cette lutte dépasse le simple cadre salarial : il s’agit d’un appel à la dignité et à la reconnaissance de leur contribution à l’économie nationale.
CK
