
Alors que l’épidémie de Mpox continue de ravager la province du Sankuru, la situation devient critique dans le territoire de Lubefu, plus précisément dans la zone de santé de Minga. Avec 26 cas confirmés à ce jour, l’aire de santé de Maya se révèle comme l’épicentre d’une flambée qui met à nu les limites du système sanitaire local.
Le docteur Patrick Kitundu, médecin chef de zone à Minga, déplore le manque criant de ressources médicales adaptées à la prise en charge des patients. « La situation reste à désirer, nous ne disposons pas des médicaments appropriés pour traiter efficacement les malades », a-t-il déclaré dans une interview accordée à 7SUR7.CD.
Sur les 19 échantillons récemment envoyés au laboratoire, tous se sont révélés positifs, confirmant la gravité de la situation. « Cela souligne l’urgence d’une intervention rapide et efficace », insiste le docteur Kitundu, dont les appels à l’aide restent jusqu’ici sans réponse concrète des autorités sanitaires.
Malgré les signaux d’alarme répétés, les efforts des autorités locales tardent à se matérialiser sur le terrain. Le médecin exhorte les décideurs à agir : « Je tends la main aux autorités pour qu’elles nous viennent en aide, afin que nous puissions prendre en charge correctement les malades avec les médicaments nécessaires. »
Depuis le début de l’année 2024, plus de 1 500 cas de Mpox ont été enregistrés dans la province, avec un lourd bilan de plus de 70 décès. À Lubefu, l’urgence sanitaire se transforme peu à peu en crise humanitaire, dans l’attente d’une réponse nationale coordonnée.
CK
