Constant Mutamba veut frapper fort contre les crimes financiers.

Le ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba, a franchi un cap décisif dans sa croisade contre la criminalité financière. Jeudi 15 mai 2025, l’Assemblée nationale a jugé recevable le projet de loi qu’il porte, visant à instaurer un Tribunal pénal économique et financier.

Ce nouveau dispositif judiciaire ambitionne de traiter plus efficacement les affaires de corruption, de détournement de fonds et d’enrichissement illicite.Devant les députés, Mutamba a justifié la nécessité d’une telle juridiction spécialisée en dénonçant les limites des mécanismes actuels. « Il est temps de renforcer le dispositif de répression de la délinquance économique et financière », a-t-il déclaré. À ses yeux, l’impunité ambiante nuit gravement à la crédibilité des institutions et à la confiance des citoyens dans la justice.Le texte prévoit la création non seulement d’un tribunal spécifique, mais aussi d’un parquet dédié à ces infractions.

Une architecture judiciaire conçue pour répondre à la complexité croissante des crimes économiques, souvent dissimulés derrière des montages sophistiqués et des complicités internes à l’administration publique.Depuis sa prise de fonction, Constant Mutamba affiche une ligne dure contre les réseaux mafieux et les pratiques frauduleuses au sein de l’État. Cette initiative législative s’inscrit dans une série de réformes structurelles voulues par le ministre pour « mettre fin à toutes formes de vol ou d’enrichissement illicite », selon ses propres mots.

Le projet de loi, désormais lancé dans son parcours parlementaire, bénéficie déjà d’un appui politique notable. Si les débats à venir permettront d’en affiner les contours, l’essentiel est posé : la République veut se doter d’un outil judiciaire capable de restaurer l’intégrité dans la gestion des deniers publics.

CK

par Van Van

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