
Un drame sanglant a secoué la capitale congolaise dans la nuit du 14 au 15 mai.
Un soldat de la Garde républicaine est soupçonné d’avoir ouvert le feu sur trois militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), provoquant la mort de quatre d’entre eux. L’incident, survenu aux abords du camp militaire Mobile de Ngaliema, a déclenché une vaste opération de recherche ayant conduit à l’arrestation du suspect quelques heures plus tard.Les faits se sont déroulés aux premières heures de la matinée, vers 3 h, à l’intersection des avenues Bangala et Kasa-Vubu. Selon le colonel Bertin Mulongoyi, commandant du camp Mobile, le tireur aurait abattu trois militaires en faction, dont deux appartenaient à son unité. « Trois de nos militaires, dont deux de mon unité, ont été abattus vers 3 heures du matin par un garde républicain alors qu’ils étaient à leur poste », a-t-il déclaré.
Un quatrième soldat, alerté par les tirs et membre du centre d’écoute et de repérage, aurait été tué en tentant de porter secours à ses camarades. « Après avoir mis fin à leur vie et récupéré les chargeurs de leurs armes, il a abattu un autre soldat venu en intervention », a précisé le colonel Mulongoyi, encore sous le choc de cette attaque inattendue.L’auteur présumé de cette fusillade a été localisé dans la matinée grâce à l’alerte donnée par des habitants du quartier Salongo, dans la commune de Kintambo.
Ces derniers ont repéré un homme armé, en tenue militaire, caché dans un chantier de construction. « C’est surtout grâce à l’intervention des habitants de ce quartier, qui avaient prévenu les forces de l’ordre, que nous avons pu procéder à l’arrestation », a souligné le colonel.L’arrestation a mobilisé plusieurs unités, dont la police militaire, la Garde républicaine et les services de renseignement.
Le suspect, qui aurait tenté de résister à son interpellation, a finalement été maîtrisé après des tirs de sommation. « Il a résisté, mais il a été maîtrisé après des tirs de sommation », a confirmé le commandant du camp Mobile.
CK
