
Lusambo, le 15 avril 2026 – La province du Sankuru a désormais un nouveau chef de l’exécutif. Ce mercredi, l’honorable Jules Lodi Emongo a été élu gouverneur de province en récoltant 15 voix lors du scrutin organisé à l’Assemblée provinciale. Candidat officiel de l’Union Sacrée de la Nation, il bénéficiait du soutien direct de la ligne portée par André Mbata, Secrétaire permanent de la plateforme présidentielle. Ce résultat marque une victoire stratégique pour la majorité au pouvoir, scellant au passage le désaveu d’une aile dissidente qui peinait à s’imposer face aux alliances validées par la haute hiérarchie.
Cependant, cette ascension fulgurante soulève une vive polémique au sein de la classe politique et de la société civile. Jules Lodi Emongo affiche un parcours pour le moins atypique, cumulant simultanément les titres de député national, député provincial, sénateur, et désormais gouverneur. Pour de nombreux observateurs, cette concentration de pouvoirs entre les mains d’un seul homme est perçue comme un « scénario pathétique » illustrant une mainmise totale de certains acteurs sur les institutions du pays. Les critiques dénoncent une impression de prise d’otage de l’appareil d’État par une élite restreinte, au détriment du renouvellement de la classe politique.

Malgré ces contestations, une nouvelle configuration politique se dessine aujourd’hui dans le Sankuru. Cette élection indirecte confirme une fois de plus le rôle déterminant des députés provinciaux et le poids de la discipline au sein de la famille politique du Chef de l’État. Alors que Jules Lodi s’apprête à prendre les commandes de la province, le défi sera de transformer cette victoire arithmétique en une gouvernance capable de répondre aux attentes d’une population qui observe, entre lassitude et espoir, les jeux d’influence de ses dirigeants.
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